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Le Chaland d'or

Michael MOORCOCK

Titre original : The Golden Barge, 1979

Traduction de Isabelle PAVONI
Illustration de Mike VAN HOUTEN

L'ATALANTE (Nantes, France), coll. Bibliothèque de l'évasion n° (36)
Dépôt légal : mai 1993
256 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-905158-71-9   
Genre : Fantasy



    Quatrième de couverture    
     Au pied de la ville coule le fleuve. La brume matinale enveloppe la cité à flanc de colline : ses ruelles, ses clochers, ses immeubles entassés.
     Bientôt le soleil dissipera les mystères confus de l'aube. Mais pour l'heure voici Jephraim Tallow ; il s'asseoit sur la berge et contemple, frissonnant, l'image de son corps étrangement bâti.
     Passe tout à coup le chaland d'or ; il émerge des brumes tout illuminé d'une clarté immanente puis disparaît à nouveau dans le silence.
     Dès lors Jephraim Tallow sait qu'il lui faut répondre à cet appel irrésistible et descendre le fleuve. Vers des pays légendaires où règnent la guerre, la famine, la tyrannie, mais aussi l'enchantement.
     Conte fantastique, roman d'aventures picaresque, fable intemporelle, le Chaland d'or brille des éclats multiples du talent de Michael Moorcock.
     Traduit de l'anglais par Isabelle Pavoni
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition GALLIMARD, Folio SF (2003)


     Le premier roman que l'auteur ait achevé en 1958, condensé sept ans plus tard, exhumé totalement après treize autres années, traduit en français après encore quinze ans, nous arrive en poche. C'est une fable, dans un monde hors du temps, vaguement médiéval mais avec fusils et bateaux à moteur. Avec un anti-héros qui perd son nombril, abandonne sa mère et se lance sur le fleuve, poursuivant un fabuleux navire tout juste entrevu, inaccessible, mais revenant toujours à l'horizon malgré les retards, détours et péripéties, la découverte de quelque chose qui ressemble à de l'amour, la traversée d'un pays ravagé, l'arrivée dans une ville où est partagé le sort d'un prêcheur recherché par les sbires du maître des lieux, ou la participation, plus en aval, à une révolution puis à un complot contre-révolutionnaire, avec entre-temps un bref glissement vers un pays plus imaginaire que les précédents... le tout étant émaillé de tortures subies, de trahisons plutôt minables, d'un assassinat particulièrement immonde, de mensonges et de lâchetés, péripéties picaresques qui n'existent que pour retarder ou faciliter la poursuite fondamentale, laquelle oscille pourtant entre vanité et vacuité, tout comme le « nabot » ou la « caricature humaine » qui la vit, même si celui-ci finit par ressentir quelques émotions au contact de qui le rencontre. La métaphore est claire, ou plutôt il est clair qu'il s'agit d'une métaphore que, dans le détail, chacun réinterprétera comme il lui plaira. En regrettant sans doute une abstraction qui ne saurait satisfaire l'amateur d'aventure, et une relative superficialité qui décourage la lecture au second degré... Il n'en reste pas moins qu'on a là un document, une trace archéologique, un ancêtre de tant d'autres romans et de tant d'autres personnages, d'Elric à Gloriana, que cela ne peut que retenir l'attention du passionné, en complément du dossier récemment consacré à Moorcock, sous forme de numéro spécial, par la revue Bifrost.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/2/2003
dans Asphodale 2
Mise en ligne le : 1/10/2004




 
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