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Mémoire vagabonde

Laurent KLOETZER

Première parution : Paris : Mnémos, Légendaire, septembre 1997

Illustration de Didier GRAFFET

MNÉMOS (Paris, France), coll. Icares
Dépôt légal : mai 2001, Achevé d'imprimer : avril 2001
Roman, 368 pages, catégorie / prix : 125 FF
ISBN : 2-911618-68-8
Format : 13,0 x 21,5 cm
Genre : Fantasy

Édition révisée. L'achevé d'imprimer indiqué dans le livre (avril 2000) est erroné. Comprend en page 5 la chanson "Joey I" de Bertrand Cantat et Noir Désir.



Quatrième de couverture
     Jaël est un séducteur cynique et libertin, épéiste de talent, et auteur des célèbres Mémoires Vagabondes. Du moins en est-il persuadé, jusqu'à ce que sa vie bascule à l'issue d'un duel l'opposant à Cassiel Ferssen, un jeune aristocrate décidé à venger l'honneur de sa soeur. Il se retrouve alors entraîné au plus profond des méandres de la cité ensorcelée de Dvern, errant entre songe et réalité.
     Que dissimule le masque de Jaël de Kerdhan ? Quel drame s'est déroulé entre deux enfants, trente ans auparavant, dans la riche demeure de la famille Ferssen ? Déchiré entre la personnalité cynique et séduisante de son double et celle que lui révèlent les puissants princes de Dvern, Jaël part à la recherche des clés de son identité...
 
     Mémoire vagabonde est la réédition révisée par l'auteur de son premier roman, paru chez Mnémos en 1997 et lauréat du prix Julia Verlanger en 1998. Né en 1975, également auteur de la Voie du Cygne, Laurent Kloetzer joue sur l'ambiguïté du roman dans le roman, déployant une fantasy romantique et libertine, à la croisée du polar ésotérique et du roman de cape et d'épée.
Critiques
     Nous sommes en l'an 69 du Nouveau Comput, dans une époque qui ressemble beaucoup à notre Renaissance ou à notre siècle des Lumières. Peut-être s'agit-il d'une Antiquité oubliée puisqu'on y trouve le continent d'Atlantys  ?
     Jaël de Kherdan est une sorte de Casanova, un bel esprit libertin, un brillant séducteur au charme irrésistible, mais aussi un jouisseur désargenté que quelques écrits – récits « authentiques  » de ses exploits, fort prisés par les jeunes femmes – ne suffisent pas à faire vivre. En outre, ses frasques finissent par le priver de tout protecteur, et pour comble de malheur les frères Ferssen le traquent pour venger l'honneur de leur sœur. Jaël se rend alors à Dvern, une magnifique cité où il espère trouver meilleure fortune...

     Un jour, un miroir renvoie à Jaël le reflet d'un double, d'un autre lui-même qui ressemble plus au fin épéiste qu'il met en scène dans ses écrits qu'à l'homme qu'il pense être... En relisant ses propres lignes, il s'aperçoit alors qu'elles relatent parfois des événements qui ne sont pas encore arrivé ou dont il n'a pas le souvenir. Ses propres phrases traduisent-elles un secret qu'il cherche à enfouir au fond de sa mémoire  ? Peuvent-elles lui révéler un passé occulté, d'anciens traumatismes refoulés  ? Jaël est-il manipulé par Kirsten la magicienne ou est-il sous l'emprise de l'Amance, cette drogue dont l'approvisionnement est contrôlé par le Prince de Dvern  ?
     Le récit se dérobe. Certaines scènes se répètent, ou se reflètent dans l'extrait d'un livre. Le lecteur est égaré parmi les faux souvenirs, les vrais oublis, les obsessions récurrentes, la confusion et le vagabondage d'un esprit qui s'est égaré. L'itinéraire de l'aventurier passe par une quête d'identité teintée d'onirisme, où Jaël-deux-âmes rencontre des personnages ambigus, comme l'ambivalente Clara Dellynis qui devient Cleo dans la petite Dvern, ou encore le mystérieux Vaïron Sand qui semble parfaitement connaître – mieux que leur auteur lui mê – , les écrits de Jaël et leur sens caché. Comme tout bon héros, Jaël est en outre secondé par le non moins étrange Alexis, un serviteur désinvolte mais qui semble orienter l'intrigue à sa guise.

     Si le décor et les costumes appartiennent à ce genre hétéroclite qu'est la Fantasy, Mémoire vagabonde est finalement un roman assez dickien par sa thématique. Perception de la réalité, troubles de la personnalité, altérations de la mémoire, distorsions temporelles, drogue... sont les éléments majeurs d'une intrigue qui pourra dérouter pour mieux séduire quand la boucle sera bouclée. L'irruption de la réalité écrite dans la réalité vécue et les relations entre personnage et auteur sont aussi des thèmes proches, développés par exemple par Priest, autre écrivain dickien.
     En revanche, l'écriture brillante, riche et sensuelle, est très éloignée de celle de Dick. La cité de Dvern est un personnage à part entière, peuplée de figures colorés, et l'on en ressort ébloui, comme après s'être mêlé à un fastueux carnaval où les masques auraient pendant un temps étouffé le désespoir.

     Laurent Kloetzer est sans conteste l'un des meilleurs auteurs francophones actuels dans les domaines de l'Imaginaire. Il est d'ailleurs l'un des cinq français retenus par André-François Ruaud pour une sélection de cent références en Fantasy (Cartographie du merveilleux – Folio SF). Après Mémoire vagabonde, son talent se confirmera de manière éclatante avec le subtil La Voie du cygne où, explorant d'autres facettes de Dvern deux ans avant l'action du présent ouvrage, Kloetzer troquera l'errance pour une construction rigoureuse tenant du jeu de l'oie et du labyrinthe. Enfin, son troisième livre, Réminiscences 2012, apportera un éclairage qui obligera à reconsidérer d'un nouvel œil les romans précédents  !
     Premier roman, Mémoire vagabonde est une remarquable réussite, intelligente et savoureuse, lucidement distinguée par le prix Julia Verlanger.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 5/8/2001 nooSFere


     Jaël de Kherdan, tout à la fois auteur et héros des Mémoires Vagabondes, est atypique à plus d'un titre. Il est un bretteur doué, mais pas un guerrier. Il manie bien les mots, mais il n'est pas un mage. Jaël est un dilettante, un écrivain libertin, beau parleur et grand séducteur. Dans un monde à l'allure d'un XVIIIe siècle au parfum vénitien, il est à la recherche de cette mémoire qui le fuit. Car il écrit, prétend-il, sa biographie, les aventures d'un homme qui porte son nom et qu'il lui arrive parfois de contempler à sa place dans les miroirs. Souvent, il n'est pas certain de savoir qui est celui qui vit ces aventures et qui est celui qui les écrit. Cette quête identitaire le mènera, de femme en femme, à perdre presque tout jusqu'à ce que la dernière ne le tue presque.

     Si les réflexions sur la littérature et les rapports ambigus entre le créateur et ce qu'il imagine sont courantes dans le fantastique ou l'horreur ; il est plus rare et intéressant de les rencontrer dans un roman de fantasy. Car Mémoire Vagabonde — le livre que l'on tient entre ses mains, pas celui qu'écrit Jaël, qui y est placé en abyme — est un roman de fantasy, quoique sans doute plus civilisée que le tout-venant, l'histoire picaresque d'un Don Juan pailletée de l'irrationnel de dieux oubliés, de doubles, d'amantes fées et de cités légendaires contenant un Graal improbable. Le ton est celui d'un roman courtois, léger, précieux et libertin comme Jaël qui l'écrit.

     Dans l'atmosphère sage et feutrée des salons bourgeois, ou les lugubres demeures qu'on ressent hantées, Jaël séduira les mères et les filles. Dans le chaud quartier franc de la ville, en stase dans un carnaval permanent, il est tout aussi à son aise pour conquérir la princesse et l'esclave, puisque tout le monde porte un masque. Notre héros est plein de faiblesses et de doutes, est pathétiquement incapable de résister à une femme, mais en est conscient et le regrette parfois, ce qui le rend attachant et un peu plus réel que les faux-semblants qui l'entourent.
     Comme Jaël, il nous est parfois délicat de trier la réalité et les rêves, de distinguer l'apparence de la réalité. Dans tout ce long roman qui se lit d'une traite, les miroirs mentent, la mémoire affabule, les drogues et les dieux déforment la réalité. On suit avec plaisir Jaël, qui sait se faire aimer, dans des pérégrinations qu'il subit plus souvent qu'il ne mène, mais dont il est toujours là pour témoigner.

     Mémoire Vagabonde est un fort bon premier roman qui marque l'originalité d'un auteur à découvrir.

Martine LONCAN
Première parution : 1/12/1999 Yellow Submarine 129
Mise en ligne le : 17/12/2002

Critiques des autres éditions ou de la série
Edition MNÉMOS, Légendaire ()

     Jaël de Kherdan ne sait pas qui il est. Il erre de ci de là, cahin caha, vivant du commerce de ses charmes auprès de riches aristocrates. Son univers se résume à des mondanités, des parties de jambes en l'air avec de nobles dames ou des magiciennes, des duels contre de jeunes emperruqués qu'il a malencontreusement offensés, des affrontements au jeu qui peuvent conduire à la gloire ou à la ruine.
     En vérité, le pauvre Jaël est chaviré entre la personnalité qu'il décrit dans ses romans "autobiographiques" et celle qui perce de temps à autre au travers de ses souvenirs et de son comportement. Il vit dans un monde de brutalité où le protocole, les manières, ne sont qu'un vernis transformant superficiellement les pulsions primaires (faim, sexe, etc...) en préciosité ou raffinement.
     De fait, cet écrivain navigue dans sa réalité en utilisant à outrance les "règles" du beau monde. Extérieurement, il apparaît comme un être antipathique, priapique et intéressé. Cette façade reflète mal l'univers intérieur de Jaël, lequel est une créature autrement complexe, à l'esprit perturbé par une fonte des glaces psychologiques éternelles. Dehors, le rustre utilise l'approximation pour survivre. Dedans, le vrai Jaël boit la tasse entre les souvenirs à moitié oubliés et les pans de littérature qui tentent de remplir les trous laissés par une amnésie suspecte.
     Au fil des pages, on apprend à reconnaître ce qui est l'individu profond et ce qui constitue la couche superficielle. Comme Kloetzer nous fait partager les pensées de son personnage principal, on peut non seulement sympathiser avec le paumé, mais aussi comprendre le pourquoi de son apparence caricaturale de héros sans profondeur, excité par le premier jupon surgissant à l'horizon.
     Comme la majorité du roman se passe dans une cité portuaire - Dvern, soigneusement décrite, il y a un côté livre de ville réminiscent d'autres ouvrages où l'architecture du lieu devient un personnage à part entière. Peu à peu, on découvre les recoins de Dvern, ses secrets et les figures qui ont fait de tel quartier ce qu'il est dans l'histoire.
     J'émettrais un petit regret pourtant : qu'il n'y ait pas de point de vue extérieur à celui de Jaël. Par moments, on se perd un peu dans les méandres de la mémoire déficiente du héros. On s'enfonce quand un événement est décrit deux fois d'une manière différente, ou lorsqu'un même personnage est désigné par plusieurs noms. Certes, cela confère au récit une nature onirique, mais sans repère "de pied ferme", le lecteur spécule à n'en plus finir sur ce qu'il doit croire ou non dans cette histoire. En bref, j'aurais aimé avoir un peu de terre ferme qui puisse renforcer/mettre plus en valeur ou en perspective le déséquilibre de Jaël.
     Enfin, cette histoire m'a fait penser à Dick par sa remise en question de la réalité consciente. Sauf que chez Dick, c'est la réalité extérieure qui est faussée (ce qui s'exprime par la paranoïa du héros) quand ici c'est la réalité interne qui est incertaine (ce qui se traduit par les pertes de mémoire, les changements de personnalité et la confusion générale du héros).
     Quoi qu'il en soit, voilà un livre qui réunit le meilleur de la fantasy (action épique, magie et sense of wonder) et des préoccupations typiquement SF (réalité de la réalité, introspection de l'esprit humain). Un excellent premier roman.

Bruno B. BORDIER (lui écrire)
nooSFere


Edition MNÉMOS, Dédales (2014)

     Jaël de Kherdan, jeune écrivain au succès incertain et libertin amateur de jupons et des ennuis qu’ils occasionnent, arrive avec son domestique Alexis à Dvern, une grande ville dotée d’un quartier mystérieux, la petite Dvern. Echouant à éditer localement ses romans jugés trop vulgaires, il entre au service de Danaé Dellynis, une riche veuve à la vie agitée. Elle lui fait découvrir la Petite Dvern et ses plaisirs dangereux, notamment l’Amance, une drogue qui asservit Jaël à Danaé.

     Lorsque Mémoire Vagabonde parut, voilà plus de treize ans, Laurent Kloetzer était un inconnu, ce qui ne l’empêcha pas de remporter le prix Julia Verlanger 1998 et d’être qualifié d’ « auteur prometteur » dans les critiques. Car ce qui ressemble au premier abord à un roman de fantasy mâtiné de capes et d’épées se révèle être une œuvre bien plus complexe, aux multiples changements de ton, débutant comme un récit léger d’un séducteur, se transformant en lutte politique pour finir en quasi-désastre à la recherche d’une chimère.

     Bâti autour du personnage ambigu de Jaël de Kerdhan, Mémoire Vagabonde est rempli de faux-semblants et de questionnements sur la réalité. Jaël, être superficiel, se confond avec son double littéraire dont il narre les aventures dans un roman léger intitulé Mémoires Vagabondes, au point de ne plus démêler ce qu’il lui est réellement arrivé de ce qu’il a inventé. Dvern est aussi dotée d’une double face : ville rigoriste dirigée par une aristocratie avec ses jeux et ses enjeux, accueillant en son sein un quartier où tout le monde avance masqué, où le pouvoir du prince est à portée de duel, où une drogue sert de monnaie et conduit à la déchéance et où cette même drogue permet de pénétrer les rêves, voire de les modifier. Et ainsi de suite : tous les personnages (à l'exception de Layla, la seule à ne pas aller dans la Petite Dvern) ont plusieurs facettes, suivant où et avec qui ils sont ; les allégeances sont temporaires et même Alexis, le typique compagnon de héros dévie de sa trajectoire, comme Laurent Kloetzer dévie de la fantasy classique.

     Dès son premier récit, l’auteur montre sa maîtrise de la complexité et son goût pour le jeu et l’énigme. On retrouvera Jaël de Kherdan dans Petites Morts, recueil de nouvelles passé inaperçu lors de sa parution chez Mnémos voici deux ans, œuvre établissant un pont entre la fantasy de Laurent Kloetzer et la SF de LL Kloetzer. Ce n’était certainement pas prévu par l’écrivain en herbe déposant son premier manuscrit presque au hasard (comme il le dit lui-même) chez un éditeur, mais de Mémoire Vagabonde jusqu’à Anamnèse de Lady Star, en passant par La voie du cygne et Cleer, la continuité thématique, centrée sur le jeu et la manipulation de la réalité, apparaît clairement, quel que soit le décor planté derrière. Raison de plus pour lire ce premier roman.

René-Marc DOLHEN
Première parution : 10/3/2014
nooSFere


Edition MNÉMOS, Dédales (2016)

     Petit retour au siècle dernier : en 1997, Laurent Kloetzer faisait son entrée en littérature avec Mémoire vagabonde, roman de fantasy devant davantage aux mémoires de Casanova et à l’œuvre de Choderlos de Laclos qu’aux traditionnelles références du genre. Un récit où, par le biais des aventures libertines et picaresques de son héros, Jaël de Kherdan, l’auteur s’interrogeait sur les rapports entre réalité et fiction, souvenirs et mensonges, et développait un univers bien plus complexe que ce qu’il semblait être de prime abord.

     Une Mémoire vagabonde, d’abord publiée en format poche, lauréate du prix Julia Verlanger en 1998, que Laurent Kloetzer revisitera grandement pour sa réédition en grand format : « En 2001, j’ai repris la version publiée en 97, enlevé quinze pour cent du texte et corrigé beaucoup de choses dans le style, suite aux trucs que m’avait appris Sébastien Guillot pour la réédition de La Voie du cygne », nous confie l’auteur interrogé à ce sujet pour ce dossier.

     Quinze ans plus tard, Laurent Kloetzer renoue avec le personnage de ses débuts – personnage qu’il n’avait d’ailleurs jamais tout à fait abandonné, puisque deux des cinq nouvelles qui composent Petites morts, davantage roman que recueil, d’ailleurs, ont déjà été publiées précédemment.

     Premier constat : Laurent Kloetzer écrit mieux que jamais. Il n’est qu’à lire les quelques scènes du premier roman qu’il revisite ici pour juger du parcours accompli. C’est également cette écriture ciselée qui donne tout leur charme aux deux nouvelles initiales au sommaire de Petites morts : « Éva » et « Mademoiselle Belle ». La première, une fois n’est pas coutume, apporte un regard extérieur sur le personnage de Jaël, héros romantique tel que le rêvent Éva, jeune valétudinaire de douze ans, et sa grande sœur Léora. Un triangle amoureux qui ne peut bien entendu que très mal finir. La seconde est une merveille d’érotisme pas toujours feutré, où l’on batifole au cœur d’un jardin luxuriant et où l’on s’émeut d’une gorge à peine découverte ou de la courbe d’une nuque, avant de s’abandonner à des jeux d’une rare perversité. L’une comme l’autre de ces nouvelles constitue une fête des sens permanente comme peu d’écrivains sont capables d’en mettre en scène. Malheureusement, la seconde moitié de Petites morts abandonne en grande partie ces célébrations charnelles pour renouer avec les principaux thèmes qui animaient Mémoire vagabonde. À la recherche de sa propre identité, Jaël y est balloté en permanence entre rêve et réalité, manipulé par des forces qui le dépassent et des individus dont il ignore tout. Dans le dernier texte au sommaire, « Immacolata », le récit bascule d’ailleurs dans la pure science-fiction, remettant en cause tout ce qu’on pensait avoir compris de cet univers. Mais à force d’empiler ainsi les strates de réalité et de remettre sans arrêt en question leur existence véritable, Laurent Kloetzer finit par perdre son lecteur. Et il est d’autant plus difficile de suivre ses développements que les textes n’offrent pas grand-chose à quoi s’accrocher. Pas les univers, qui se succèdent sans révéler leur vraie nature, ni les protagonistes, qui dissimulent leurs motivations – quand ce n’est pas leur identité – sous plusieurs épaisseurs de faux-semblants. Certes, « Immacolata » parvient in fine à renouer certains fils, en même temps qu’il offre à Jaël l’une de ses incarnations les plus intéressantes et qu’il prolonge dans une nouvelle direction la plupart des thèmes précédemment abordés. Néanmoins, à trop souvent se montrer cryptique dans sa narration, Laurent Kloetzer finit par perdre de vue l’essentiel, et les bonheurs de lecture qu’il a si bien su susciter dans la première moitié de Petites morts ne se retrouvent que trop rarement dans la seconde.

Philippe BOULIER
Première parution : 1/7/2016
Bifrost 83
Mise en ligne le : 18/9/2022

Prix obtenus
Julia Verlanger, [sans catégorie], 1998


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