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Coraline

Neil GAIMAN

Titre original : Coraline, 2002
Première parution : HarperColins, juillet 2002

Traduction de Hélène COLLON
Illustration de Dave McKEAN

ALBIN MICHEL Jeunesse (Paris, France), coll. Wiz n° (4)
Dépôt légal : janvier 2003
Première édition
Roman, 160 pages, catégorie / prix : 10 €
ISBN : 2-226-14019-0   
Genre : Fantastique



    Quatrième de couverture    
     « Mesdames et messieurs, jeunes gens et jeunes filles, levez-vous et applaudissez : Coraline est un roman génial. »
Philip Pullman, The Guardian

     « Ce livre va vous donner froid dans le dos...
     On y retrouve un élément d'horreur raffinée digne des meilleurs contes de fées, et c'est un petit chef-d'oeuvre. »
Terry Pratchett


     Coraline vient d'emménager dans une étrange maison et, comme ses parents n'ont pas le temps de s'occuper d'elle, elle décide de jouer les exploratrices. Ouvrant une porte condamnée, elle pénètre dans un appartement identique au sien. Identique, et pourtant...

     Dans la droite ligne d'Alice au pays des merveilles, ce roman magnifique séduira tous les publics.

     Neil Gaiman est un maître incontesté de la nouvelle vague fantastique. Auteur d'une série culte de comics, The Sandman, mais aussi scénariste et romancier, il vient de recevoir le prix Hugo de la fantasy pour American Gods (Au Diable Vauvert, 2002).

    Prix obtenus    
Bram Stoker, roman pour la jeunesse, 2003
British Science Fiction, nouvelle / Short story, 2002
Hugo, novella / Court roman, 2003
Locus, roman pour la jeunesse, 2003
Nebula, novella / Court roman, 2003

    Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo, ....)    
Coraline , 2009, Henry Selick (Film d'animation)
Coraline , 2009, Papaya Studio (Jeu Vidéo)
 
    Critiques    
     Coraline vient d'emménager dans sa nouvelle maison avec ses parents. Elle part à la découverte de son nouveau monde et rencontre ses étranges voisins — deux anciennes actrices de théâtre et un vieux monsieur éleveur de rats — qui ne cessent de l'appeler Caroline. Elle explore les moindres recoins, mais son sujet d'étude favori, celui qui monopolise bientôt toute son attention, est une porte condamnée dans son salon. Et surtout ce qu'il y a derrière...
     Derrière, elle découvre un appartement presque identique au sien. Et dans lequel vivent ses parents. Enfin, ses autres parents...

     C'est par le biais du livre pour enfants que nous revient Neil Gaiman. Vu son talent à susciter notre émerveillement (souvenez-vous de Neverwhere), cela n'a rien de surprenant. Il nous livre ici une version sombre d'Alice au pays des merveilles, livre auquel se réfère du reste la quatrième de couverture. Il est vrai que les ressemblances sont frappantes : une jeune protagoniste guidée par un chat qui découvre un monde qu'elle ne soupçonnait pas et passe de l'autre côté du miroir. Mais l'embêtant, c'est que ce nouveau monde serait presque plus sympathique que le sien : dans sa réalité, ses parents, très occupés, n'ont pas de temps à lui consacrer. Tout le monde se trompe dans son prénom, et les couleurs sont maussades. Dans l'autre appartement, les teintes les plus joyeuses sont de mise, ses voisins — décalcomanies de ceux du vrai monde — prononcent correctement « Coraline », et ses parents se mettent en quatre pour elle. Bref, s'il n'y avait les yeux de ces doubles, des yeux en forme de boutons noirs, elle serait très contente...

     Neil Gaiman laisse finement de côté tout manichéisme, préférant jeter son héroïne — et son lecteur avec elle — dans le flou. Bien sûr, on n'est pas dupe longtemps, mais ce sentiment de marcher sur la corde raide fait beaucoup pour le plaisir du lecteur. Lequel se souvient en outre des longues journées passées à découvrir son environnement et à s'inventer des aventures extravagantes, de telle sorte qu'il n'a aucun mal à s'identifier au personnage de Coraline, même s'il n'a pas son âge. Enfin, au moment où l'on apprend que le prochain Harry Potter fera sans doute plus de sept cents pages, Neil Gaiman a le bon goût de nous livrer un court roman (cent cinquante pages écrit gros) qui se suffit à lui-même et qu'on viendra souvent relire, aussi bien en famille que seul.

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 1/4/2003 dans Bifrost 30
Mise en ligne le : 1/5/2004


 
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