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Un cantique pour Leibowitz

Walter Michael MILLER

Titre original : A Canticle for Leibowitz, 1959
Première parution : J. B. Lippincott, octobre 1959

Cycle : Leibowitz vol. 1 

Traduction de Claude SAUNIER
Traduction révisée par Thomas DAY
Illustration de Éric SCALA

GALLIMARD (Paris, France), coll. Folio SF n° 85
Dépôt légal : décembre 2001
Réédition
Roman, 466 pages, catégorie / prix : F12
ISBN : 2-07-041767-0   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Dans le désert de l'Utah, parmi les vestiges d'une civilisation disparue, frère Francis de l'ordre albertien de Leibowitz a fait une miraculeuse découverte : d'inestimable reliques du martyr Isaac Leibowitz lui-même, qui jadis avait organisé la sauvegarde des dernières miettes du savoir balayé par le Grand Déluge de Flammes.
     C'est une lueur d'espoir en cet âge de ténèbres et d'ignorance, le signe tant attendu d'une nouvelle Renaissance. Mais l'humanité a-t-elle tirée les leçons d'un cataclysme qui l'a laissée exsangue, défigurée par le feu nucléaire ? Saura-t-elle enfin se préserver des apprentis sorciers ? Car l'Histoire, bientôt, menace de se répéter...
     Entre Le nom de la rose d'Umberto Eco et Docteur Folamour de Stanley Kubrick, une chronique rageuse et sarcastique de la folie humaine.

     Pilote de chasse pendant la Seconde Guerre Mondiale, Walter M. Miller Jr. (1922-1996) a tiré de cette expérience traumatisante les fondements d'Un Cantique pour Leibowitz, qui remporta le prix Hugo en 1961 et qui fit tardivement l'objet d'une suite, L'Héritage de saint Leibowitz, laissée inachevée à sa mort et complétée par Terry Bisson.
     Walter M. Miller a par ailleurs écrit quelques nouvelles — réunies dans le recueil Humanité provisoire — qui figurent parmi les plus raffinées du genre.
 
    Critiques    
     En 1959, donc avant Vatican II et surtout avant la détente qui suivit la crise des missiles de Cuba, Walter Miller imaginait un monde post-atomique où les seules bribes de savoir étaient sauvegardées par des moines aussi compétents en enluminures qu'ignorants en technologie. L'idée était forte et faisait presque oublier les deux autres novellas du volume, situées dans le même univers mais un peu plus tard, alors qu'apparaît une science laïque et qu'on redécouvre l'électricité, puis que le pire recommence avec l'affrontement de deux blocs au moment où commence la conquête des étoiles. L'unité de ces morceaux de futur est assurée par le lieu principal, un monastère, par des souvenirs déformés, par une statue de bois ou par un personnage de fantasy, Juif errant immortel qui semble être Lazare le ressuscité. Et par des charognards, matérialisation du pessimisme foncier d'un livre allant d'une apocalypse à une autre.
     C'est très catholique, avec l'attachement au savoir et le désespoir quant à son usage par l'Homme, mais aussi par exemple l'horreur devant l'euthanasie quand bien même nul n'a d'autre solution à offrir. Mais ce n'est pas démonstratif. C'est avant tout une histoire, ou des histoires, avec des destins humains, individuels et collectifs, attachants et dérisoires. Et au total, ce livre, ancré dans le moment de son écriture, daté, y compris par des détails comme le papier carbone presque oublié aujourd'hui, est toujours lisible, toujours passionnant, toujours impressionnant. C'est sans doute la définition d'un vrai classique.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/3/2002 dans Galaxies 24
Mise en ligne le : 11/9/2003



    Prix obtenus    
Hugo, Roman, 1961

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