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La Pomme d'or

Robert SHEA & Robert Anton WILSON

Titre original : The Golden Apple, 1975

Cycle : Illuminatus  vol. 2

Traduction de Guillaume FOURNIER
Illustration de Jean-Jacques CHAUBIN

LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES (Paris, France), coll. Abysses n° 17
Dépôt légal : avril 1999
384 pages, catégorie / prix : 38 FF
ISBN : 2-7024-9650-4   



    Quatrième de couverture    
     Alors comme ça ils sont partout. Alors comme ça ils sont la fin et le début...
     C'est compter sans les partisans de la pomme d'or ! Hagbart Celine, au coeur de son sous-marin jaune, allume une pipe d'Alamout Noir et réunit ses à4pensées. Il sait qui sont les Illuminati. Il sait leur histoire, leur origine, mais surtout, il connaît la menace qui pèse sur Fernando Poo.
     Alors Celine place ses pions pour la dernière partie : le Dealy Lama, l'agent britannique 00005, le mafioso John Dillinger, Malaclypse l'ancien ou encore Lloigor Yog Sothoth. Stella sera sa reine... mais qui, de Joe Malik ou de George Dorn, sera le plus fou ? Lequel des deux sera son roi ?
     Le second opus de cette symphonie en trois actes oscille entre folie douce et réflexion philosophique.
 
    Critiques    
     Comme il n'y a aucune raison pour que quoi que ce soit ait changé depuis le premier tome d'Illuminatus  ! (cf. Galaxies n° 12), on retrouve le même maelström de points de vue, de délires contradictoires, de discours libertaires et paranoïaques, de souvenirs de l'Amérique des alentours de 1970 (la convention démocrate de Chicago, derechef), de détournements d'icônes (Fort Alamo, Dillinger ou Lucky Luciano) et de réécritures délirantes de l'Histoire ou des mythes  : débuts de l'humanité, jugement de Pâris, résurrection du Christ ou Seconde Guerre mondiale puis guerre froide. Le tout sur fond d'affrontement entre sociétés secrètes, chacune se donnant pour le bien en lutte contre le mal, et sévissant depuis avant l'effondrement de l'Atlantide. On voit aussi passer Artaud, Blackwood, Bierce, Joyce, Yeats ou Lovecraft, dont les dieux divers sont largement réévoqués.
     Bref, c'est toujours un invraisemblable collage qui nous arrive de 1975, avec des blocs erratiques emblématiques de la contre-culture de l'époque. Les auteurs s'offrent de nouveau le luxe d'une autocritique ravageuse, évoquant « deux apprentis Nietzsche en bas âge qui rêvent d'un surhomme psychédélique », « une intrigue fallacieuse, des personnages sans épaisseur, et une érudition de pacotille qui tient de l'escroquerie pure et simple », voire « un conte de fées pour paranoïaques ». Et l'acronyme SNAFU, fort présent, renvoie à « situation normale, bordel intégral »  : cela résume tout. On peut aimer par nostalgie de l'avant-crise. Et on peut aussi déguster sans arrière-pensée, par goût du n'importe quoi flamboyant.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/12/1999 dans Galaxies 15
Mise en ligne le : 17/5/2001


 
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