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Le Chien de guerre

Michael MOORCOCK

Titre original : The War Hound and the World's Pain, 1981
Première parution : Timescape, 1981

Cycle : Von Bek vol. 1 

Traduction de Henry-Luc PLANCHAT
Illustration de Boris VALLEJO

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1985 - 1993, 2ème série - dos violet) n° 1877
Dépôt légal : août 1985
Roman, 256 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-277-21877-4   
Genre : Fantastique


Autres éditions

Sous le titre Le Chien de guerre et la douleur du monde   L'ATALANTE, 1993
   in Von Bek, 2002
   POCKET, 2000
Sous le titre Le Chien de guerre
   SEGHERS, 1983

    Quatrième de couverture    
     Las des combats et des pillages, Ulrich von Beck, le chef mercenaire qui ne craint ni Dieu ni Diable, a abandonné ses hommes après le sac de Magdebourg. L'Europe, en ce milieu du XVIIe siècle, est à feu et à sang.
     Depuis des jours, Ulrich marche dans une forêt silencieuse, morte, et voici qu'apparaît soudain un puissant château. Il découvre bientôt qu'il s'agit là d'une demeure du Prince des Ténèbres et qu'en la personne de Sabrina, si dangereusement belle, un piège lui est tendu.
     Satan lui-même lui propose un pacte, une mission. S'il réussit, la damnation qui l'attend lui sera épargnée. Et Sabrina, elle aussi promise à l'Enfer, sera sauvée.
     Pour cette femme qu'il aime déjà, Ulrich, le chien de guerre, accepte... mission insensée, impossible !

     Né à Londres en 1939, Michaël Moorcock a débuté dans la carrière des lettres en 1961. Il a écrit de nombreux ouvrages de S-F et d'héroic-fantasy J'ai lu a publié de lui un roman érotique : La maison de Rosenstrasse

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition SEGHERS, Les Fenêtres de la nuit (1984)


     Avec ce roman situé en Allemagne au XVIIe siècle, en pleines guerres de religions, Moorcock plonge à nouveau dans l'Histoire, après sa récente exploration (plus proche dans le temps) de Byzantium Endures, et sa trilogie (même s'il s'agit d'une Histoire parallèle) des aventures d'Oswald Bastable. Il renoue aussi avec un héros douteux, doutant de lui, et cruel sans illusions (il fait salement un sale boulot), du genre d'Elric : ici le mercenaire Ulrik von Beck, qui se vend à qui le paye — jusqu'au marché suprême : avec le diable. Il poursuit enfin son entreprise de démythification par l'humour iconoclaste en inversant les données traditionnelles du « marché avec Satan », car cette fois Lucifer veut faire preuve de bonne volonté en donnant à Dieu un gage de paix, le Graal, afin de retrouver sa place aux Cieux. C'est donc du concentré de Moorcock, pure laine bio. D'ailleurs, le « dos » du roman n'annonce-t-il pas : « Son meilleur roman à ce jour, épique, étrange, effrayant, fort et métaphysique ».
     Or, cette publicité, sans être mensongère, va très au-delà du plaisir de la lecture — et d'abord parce que Le chien de guerre est loin d'être le meilleur roman à ce jour de Michael Moorcock. Métaphysique ? Il l'est certainement, encore qu'il le soit plus par l'exposé des thèmes que par l'énoncé d'une philosophie. Fort ? Peut-être, si l'on s'en tient à la thématique. Epique, étrange, effrayant ? C'est là surtout où le bât blesse : passé les prenantes 50 premières pages, avec l'introduction dans le château désert de Lucifer (un univers à la Belle au bois dormant), le roman déroule des péripéties, nombreuses, avec une absence de conviction et de couleurs regrettable : Moorcock décrit au fil de la plume des situations (visite à l'Enfer, rencontres avec des soldats morts, combat avec des aigles magiques, etc.) qui eussent mérité une « chair de mots » plus compacte pour prendre de corps. Un seul exemple, tiré de la visite infernale : « J'étais surtout impressionné par leur regard : dur et désespéré. Il y avait aussi leurs murmures : froids et sans dignité. Enfin, il y avait cette ville elle-même : sans trace d'humanité. » Du style ? Certes. Mais à trop vouloir faire télégraphique au long de trop de pages, l'intérêt s'émousse. Un autre inconvénient est la personnalité du héros, sûrement très moorcockien, mais qui se livre à des introspections trop modernistes pour un capitaine allemand du XVIIe siècle : le message (ou le clin d'œil) n'a pas été assez pensé, et se lie mal avec la sauce du récit, qui hésite entre un « à la manière de » et une recréation purement fictionnelle...
     Un ratage ? Non. Mais disons une demi-réussite seulement.

Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/3/1984
dans Fiction 349
Mise en ligne le : 1/11/2005


 Critique de la série par P.J.G. MERGEY


 
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