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Fiction - tome 12

REVUE


Cycle : Revues - Fiction (Moutons électriques)  vol. 12 


Illustration de Frederik PEETERS

LES MOUTONS ÉLECTRIQUES , coll. Fiction n° 12
Dépôt légal : mars 2011
308 pages, catégorie / prix : 19 €
ISBN : 978-2-36183-048-9
Format : 17,0 x 21,0 cm  
Genre : Imaginaire

Numéro de printemps.



    Quatrième de couverture    
Paolo Bacigalupi
David Benito
Jeanne-A Débats
Sara Doke
Carolyn Ives Gilman
Lisa Goldstein
Daryl Gregory
James Patrick Kelly
Yoon Ha Lee
David Marusek
Eugene Mirabelli
Nnedi Okorafor
Steven Popkes
Valentina Principe
Robert Reed
Pascal J. Thomas
Tom Tirabosco
Wayne Wightman

    Sommaire    
1 - (non mentionné), Ouverture, pages 5 à 6, Introduction
2 - Nnedi OKORAFOR, L'Araignée artiste (Spider the Artist), pages 7 à 19, trad. Julien BÉTAN
3 - Florence DELAPORTE & Jean-Jacques GIRARDOT, Le Chat de Schrödinger, pages 20 à 20, Bande dessinée
4 - Paolo BACIGALUPI, Gens du sable et de la poussière (People of sand and slag), pages 21 à 40, trad. Julien BÉTAN
5 - Lisa GOLDSTEIN, Guide de lecture (Reader's Guide), pages 41 à 47, trad. Sophie JANOD
6 - Jeanne-A DEBATS, Le Blues du vampire le soir au-dessus des paraboles, pages 49 à 86
7 - Robert REED, Vous pensez ? (Think so?), pages 87 à 92, trad. Sébastien BONNET
8 - Steven POPKES, Le Grand Caruso (The Great Caruso), pages 93 à 109, trad. Annaïg HOUESNARD
9 - Tom TIRABOSCO, Beautiful Freaks, pages 110 à 118, Portfolio
10 - James Patrick KELLY, La Pyramide d'Amirah (The Pyramid of Amirah), pages 119 à 124, trad. Sonia QUÉMENER
11 - Sara DOKE, L'Enfant sans nom, pages 125 à 150
12 - Eugene MIRABELLI, Catalogue (Catalog), pages 151 à 167, trad. Laurent LAGET
13 - Florence DELAPORTE & Jean-Jacques GIRARDOT, Le Chat de Schrödinger, pages 168 à 168, Bande dessinée
14 - Nicolas LOZZI, Chroniques impressionnistes /2, pages 169 à 178, Chronique
15 - Pascal J. THOMAS, Je vois notre futur assis dans un fauteuil, pages 179 à 182, Article
16 - Carolyn Ives GILMAN, Économancien (Economancer), pages 183 à 203, trad. Maxime LE DAIN
17 - David BENITO & Valentina PRINCIPE, Via Lombrosia, pages 204 à 215, Bande dessinée
18 - Daryl GREGORY, Dégagé, radicalement (Free, and Clear), pages 217 à 228, trad. Claire KREUTZBERGER
19 - Wayne WIGHTMAN, Adaptogénie (Adaptogenia), pages 229 à 254, trad. Martine LONCAN
20 - Yoon Ha LEE, La Cithare sans cordes (The Unstrung Zither), pages 255 à 276, trad. Claire KREUTZBERGER
21 - David MARUSEK, Oussama téléphone maison (Osama Phone Home), pages 277 à 293, trad. Sonia QUÉMENER
22 - Raphaël COLSON & André-François RUAUD, Pour s'envoyer en l'air le regard /8 : « Comme un goût d'enfance », pages 294 à 301, Chronique
23 - Florence DELAPORTE & Jean-Jacques GIRARDOT, Le Chat de Schrödinger, pages 302 à 302, Bande dessinée
24 - (non mentionné), Nos auteurs, pages 303 à 305, Dictionnaire d'auteurs
 
    Critiques    
     Peu convainquant ce numéro de Fiction. Sommaire décevant, fabrication en net retrait comparé aux numéros précédents.

     Il contient toutefois deux nouvelles formidables (Paolo Bacigalupi & Carolyn Ives Gilman) et une très belle évocation de l'Afrique future (Nnedi Okorafor). Le reste du sommaire est nettement moins enthousiasmant avec des nouvelles intrigantes, intéressantes, mais qui s'empilent sans convaincre totalement (Lisa Goldstein, Eugene Mirabelli, Daryl Gregory, James Patrick Kellly, David Marusek, Wayne Wightman). On touche ensuite le fond avec trois nouvelles assez longues, pénibles à lire, pour ne pas dire exécrables : « Le Blues du vampire » de Jeanne-A Debats, chronique vampirique future au ton insupportable, bâclée, qui contient d'assez jolies incohérences (de dates notamment) ; « L'Enfant sans nom » de Sara Doke, du sous-sous Robert Holdstock arthurien, mal écrit, déjà lu mille fois ; « La Cithare sans corde » de Yoon Ha Lee, un postulat de départ enthousiasmant, avec des détails déments, on croit pendant deux pages tenir un grand texte, mais au final c'est une purge, un récit piétiné et concassé par un auteur qui n'a pas su dominer son sujet.

     Mais penchons-nous plutôt sur les trois textes qui valent vraiment le coup et celui de David Marusek :

     Dans « L'Araignée artiste » de Nnedi Okorafor (auteur du magnifique, mais très gros, roman africain Who fears death), on suit une femme battue qui joue de la musique pour un drone de surveillance arachnoïde créé afin d'empêcher les populations locales d'abîmer un pipeline. Dès la deuxième ligne, on se doute que cette histoire ne va pas très bien finir. Le texte aurait été parfait si l'auteur avait pu s'empêcher de l'achever par une couche de morale gonflante. On notera que ce texte n'est pas issu du magazine américain Fantasy & Science Fiction, mais de la très intéressante anthologie Seeds of change.

     « Gens du sable et de la poussière » de Paolo Bacigalupi est une pépite. On y suit une troupe de mercenaires du futur qui peuvent manger de la poussière et des cailloux, qui se customisent et se mutilent pour rigoler (tout repousse très vite) et qui tombent nez à nez avec un chien. Que vont-ils bien pouvoir faire de ce truc d'un autre âge, cher à entretenir ? Profond, triste, hilarant. Un texte d'une maestria rare.

     « Economancien » de Carolyn Ives Gilman est la grosse surprise de ce numéro. Un banquier londonien est envoyé par sa responsable en Nanonésie (mélange comique et réussi de la Micronésie et de Dubaï...) pour répondre à une offre d'emploi. En vingt ans, la Nanonésie est devenue une puissance boursière impressionnante grâce... à la magie locale (sorte de vaudou de l'océan Indien). Mais voilà que la crise des subprimes est passée par là et qu'il faut trouver un moyen d'envoyer le dollar mordre la poussière afin d'alléger le poids de la dette nationale. Malin, aussi fun que passionnant. Une grande réussite.

     Hasard du calendrier, la partie fictions de la revue se termine avec « Oussama téléphone maison » de David Marusek, une nouvelle azimutée autour de la traque de Ben Laden, un texte où l'Amérique n'a pas vraiment le beau rôle. Un mélange de hard-SF, de comédie d'espionnage (style Les Chèvres du Pentagone), audacieux mais pas totalement convaincant.

     Une fois encore, on regrettera la qualité globale des traductions, émaillées de choix douloureux pour le lecteur et de phrases suspectes.

Thomas DAY
Première parution : 1/7/2011 dans Bifrost 63
Mise en ligne le : 9/2/2013


 
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