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La Lumière d'Orion

Valerio EVANGELISTI

Titre original : La luce di Orione, 2007

Cycle : Eymerich  vol. 9 

Traduction de Jacques BARBÉRI
Illustration de Corinne BILLON

La VOLTE
Dépôt légal : septembre 2014
Première édition
Roman, 336 pages, catégorie / prix : 20 €
ISBN : 978-2-37049-005-6   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
   in Nicolas Eymerich, inquisiteur - volume 2, LIVRE DE POCHE, 2017

    Quatrième de couverture    
     1366. Constantinople. Une fresque inspirée par le poète Pétrarque conduit l'inquisiteur Eymerich au cœur d'un Empire byzantin en pleine décadence, pour y traquer une hérésie catholique des plus monstrueuses.
     Par-delà les siècles. Irak. Des soldats qui n'ont plus rien d'humain s'affrontent en une guerre apocalyptique autour des colonnes de Ninive.
     XXIe siècle. Union des États américains. Le professeur Frullifer envisage de faire exploser l'étoile Bételgeuse afin de générer l'arme suprême.
     Une seule intrigue tissée à travers trois époques différentes, géants assiégeant chaque nuit Constantinople, arme aux propriétés inconnues, mythologies anciennes et religions : ces événements forment non seulement un roman à énigmes, mais proposent également un regard original sur le choc des civilisations.

Né à Bologne en 1952,
ancien professeur d'histoire,
Valerio Evangelisti construit
une oeuvre qui enjambe les genres,
dans la lignée d'une littérature
populaire européenne ouverte.
Les aventures de l'inquisiteur Eymerich
ont été couronnées en Italie
par le prix Urania et en France
par le Grand Prix de l'Imaginaire
et le prix Tour Eiffel.

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Fantasy (liste parue en 2002)  pour la série : Eymerich
Francis Valéry : Passeport pour les étoiles (liste parue en 2000)  pour la série : Eymerich

 
    Critiques    

            1366. En raison de ses excès, Nicolas Eymerich est destitué de ses charges de grand Inquisiteur d’Aragon et renvoyé chez lui, à Gérone. Au lieu de quoi, il se rend à Padoue où il découvre dans un palais des Carrare une fresque en cours d’exécution qui fait peser un soupçon d’hérésie. Plus irritable et odieux que jamais, il somme Pétrarque, le concepteur de la fresque, de s’expliquer. Les premiers éléments l’incitent à embarquer pour Constantinople avec frère Pedro Bagueny, élève inquisiteur que les manifestations démoniaques impressionnent. Pour ce faire, il s’inscrit frauduleusement à une croisade à laquelle participe aussi Amédée de Savoie, qui arbore un drapeau représentant la constellation d’Orion. En effet, Jean V Paléologue s’est converti au catholicisme afin de sauver Constantinople menacée par les Turcs. Actuellement prisonnier de Louis, roi de Hongrie, son épouse, l’impératrice Hélène Cantacuzène, cherche à se protéger par tous les moyens à sa disposition, même les moins orthodoxes. La ville, dans un état lamentable, n’est plus que l’ombre d’elle-même. Hélène demande à Eymerich de les protéger contre la menace de géants hurlants qui, chaque matin, avancent dans la mer, toujours un peu plus près du palais. Fort de ses connaissances occultes et de son art de la déduction, l’inquisiteur, tel un Sherlock Holmes flanqué de frère Bagueny en guise de Dr Watson, dans un fabuleux combat final contre un impressionnant démon, met fin à l’hérésie qui en est à l’origine.

            Comme toujours chez Evangelisti, l’intrigue se déroule sur trois trames temporelles distinctes : d’une part une guerre future où des géants pilonnent les colonnes de Ninive, chaque faction utilisant des guerriers qui n’ont plus rien d’humain, d’autre part le projet de Frullifer d’envoyer, en direction de Bételgeuse, un rayon qui transformerait l’étoile en nova de façon à anéantir les adversaires de l’Union des États-Unis, armée issue de leur partition en trois blocs.

            Ces deux intrigues restent assez minces, comme si Evangelisti s’en désintéressait, une fois établies les correspondances avec l’époque même d’Eymerich. Ce qui n’empêche pas l’auteur de mettre en parallèle les conflits religieux qui débouchent sur des schismes, et les moyens inhumains mis en œuvre pour s’assurer la victoire dans des guerres où les combattants n’ont plus rien d’humain. La partition future des États-Unis combattant les fedayins est un calque de la décomposition de l’empire byzantin attaqué par les Ottomans. La mécanique désormais bien rôdée semble toutefois tourner à vide, n’était l’ironie avec laquelle l’auteur développe les arguments des débats religieux opposant diverses chapelles. L’humour distancié, parfois burlesque, allège un récit fourmillant de détails historiques. Face à l’immense travail de reconstitution, un rafraîchissement préalable des connaissances sur la dynastie des Paléologue et des Cantacuzène n’est pas inutile pour s’adapter à la démarche immersive de Valerio Evangelisti.

            Saluons au passage l’abnégation éditoriale des éditions la Volte qui ont mené, sous une élégante maquette, l’intégrale française de la saga de « Nicolas Eymerich », qu’un dixième opus clora bientôt – une entreprise sur laquelle plusieurs prédécesseurs s’étaient cassé les dents…


Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/1/2015 dans Bifrost 77
Mise en ligne le : 6/5/2020


 
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