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Un monde hors du temps

Larry NIVEN

Titre original : A World Out of Time, 1976
Traduction de Georges H. GALLET & Françoise SERPH
Illustration de Ray FEIBUSH

ALBIN MICHEL (Paris, France), coll. Super fiction n° 35
Dépôt légal : 3ème trimestre 1978
Roman, 256 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : 2-226-00630-3
Format : 11,0 x 18,0 cm
Genre : Science-Fiction


Quatrième de couverture
     Jay Corbell, un « réfrigéré », est réveillé au XXIIe siècle. Devenu astropilote d'Etat, il se trouve lancé dans une odyssée galactique qui l'entraîne à trois millions d'années dans le futur pour le ramener sur une Terre étrangement transformée et déplacée...
     Essayant de découvrir, ce qui s'est passé durant les trois mille millénaires de son absence, Corbell rencontre une Norn soli­taire qui a été belle et est restée vindicative, accompagnée de ses serpents-chats et autres curieux animaux mutants. Il rencontre aussi une colonie de « Garçons » presque immortels, survivants d'une guerre légendaire avec les « Filles » également presque immortelles. Une guerre dans laquelle les uns étaient maîtres du Ciel et les autres, de la Terre...
 
     Larry Niven est né en 1938 à Los Angeles. De famille riche, il fait des études de mathématiques, philosophie et psychologie à l'université de Topeka au Kansas. Sans les terminer. Il commence à publier à 25 ans et, en 1971, reçoit le « Hugo » du meilleur rornan de science-fiction pour Ringworld (L'Annneau-Monde). Il est considéré comme le chef de file de la science-fiction dite « dure », caractérisée par sa sophistication technique et son imagination audacieuse.
     Du même auteur dans la même collection : Protecteur.
Critiques
 
     LA COURSE DU LIEVRE A TRAVERS LE TEMPS

     Space-opera pas mort. Larry Niven non plus, et il le prouve ici. Quant à Jay Corbell, le héros de ce roman-fleuve, selon toute apparence il n'est pas prêt de mourir, lui non plus. Vous avez donc tous compris qu'il s'agit d'un roman sur l'immortalité à travers différents paradoxes temporels.
     Larry Niven a fait des études de mathématiques, de philosophie et de psychologie. On serait donc tenté de dire que ce n'est pas la moitié d'un con. On apprend qu'il n'a pas achevé ces études : il a donc une chance supplémentaire de n'être pas, réellement, la moitié d'un con. Et il écrit des romans de SF, de la pure et de la dure, de la vraie d'antan, mon p'tit gars. Garde à vous. Je n'ai rien contre, à l'occasion, et j'y prends même du plaisir, surtout quand c'est bien fait comme ce Monde hors du temps, qui nous arrive après L'Anneau-Monde et Protecteur.
     Jay Corbell a été réfrigéré, et il se réveille. Au 22e siècle. Monde inconnu : Pas du tout ce qu'il attendait lorsque pourrissant et cancéreux il s'était fait mettre au « congélateur ». Du reste, est-il encore vraiment cet homme ? Pas le temps de se poser des questions à ce sujet : Il est soumis derechef à une série de tests et à un entraînement intensif. Il est aux ordres de l'Etat Suprême, il est sa chose et n'a qu'un seul droit s'il veut rester en vie : fermer sa gueule. Jay Corbell est bombardé astropilote, craché dans l'espace. Mais il triche. Il triche et se retrouve trois millions d'années plus tard (une paille !) sur une Terre qui non seulement a changé mais qui, de plus, est située sur une orbite différente. Tout ceci est décrit à coups de rafales de mitraillette, sur un rythme serré qui ne vous laisse pas le temps de vous ennuyer un poil en compagnie de ce personnage unique (si l'on excepte son pote/ennemi l'ordinateur). Deuxième temps : le retour et l'exploration de cette Terre étrangère. Une bien belle ballade, comme si on y était, et des découvertes assenées les unes derrière les autres. Monsieur Niven, vous avez du métier. Pour nous faire croire à la Norn si vieille, si vieille, qui a été si belle, si belle, et aux serpents-cats, etc., oui, du métier. C'est ma foi un plaisir. Il y aura aussi les Garçons, et puis les Filles, qui se sont battus jadis, qui sont presque immortels...
     Et je rêve devant le ficelage d'une précision infernale de ce roman.
     On est bien content de la chute. Ce sacré Jay va enfin pouvoir souffler un peu. Et prendre son temps.
     Deux cent cinquante pages au long desquelles on n'a pas perdu le nôtre. C'est pas si mal.

Pierre PELOT (site web)
Première parution : 1/1/1979 dans Fiction 297
Mise en ligne le : 1/3/2010

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