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Éternité

Greg BEAR

Titre original : Eternity, 1988

Cycle : Univers de l'Hexamone  vol.

Traduction de Guy ABADIA

Robert LAFFONT (Paris, France), coll. Ailleurs et demain n° (122)
Dépôt légal : septembre 1989
456 pages, catégorie / prix : 135 FF
ISBN : 2-221-06478-X   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Au début du XXIe siècle, un astéroïde est entré dans le système solaire et s'est placé en orbite autour de la Terre. Le Caillou, comme l'appellent les terriens, ou le Chardon comme le nomment ses occupants, vient de l'avenir de la Terre. Ou d'un univers parallèle. Et il apporte les témoignages d'une guerre nucléaire impitoyable qui n'a pas encore ravagé la Terre mais que sa présence ne suffira pas à empêcher. Faut-il reconstruire la Terre ? Au bout de la septième des chambres géantes creusées dans le Caillou, s'ouvrait un tunnel, la Voie, qui s'enfonçait vers l'infini. La Voie a été fermée à la fin du précédent roman de Greg Bear, Eon.
     Qu'y avait-il réellement au bout ? Des dieux, l'éternité, ou bien les Jarts, envahisseurs non-humains, contre lesquels la civilisation du Chardon a soutenu une guerre aussi meurtrière qu'incompréhensible ?
     Faut-il rouvrir la voie ? Vingt-cinq ans plus tard, les héros d'Eon vont être tentés, ou obligés, d'aller au bout de l'Eternité. Gary Lanier, Olmy, Karen, Ram Kikura, l'ingénieur Korzenowski, créateur de la voie, et quelques autres obtiendront certaines réponses, mais jamais toutes. Assez de réponses surprenantes, inquiétantes, exaltantes ou terrifiantes pour les occuper et passionner le lecteur. L'ensemble formé par Eon et par Eternité rejoint par sa portée les inventions technologiques et métaphysiques les plus audacieuses d'Arthur C. Clarke, d'A.E. van Vogt ou d'Olaf Stapledon.
 
    Critiques    
     Vingt ans après... la formule rendue célèbre par Alexandre Dumas a depuis été réutilisée par de quarterons d'auteurs plus ou moins populaires. Revoici donc les protagonistes de la découverte mouvementée par l'humanité du 20e siècle, siècle fou, de la Voie, univers cylindrique infini dissimulé au fond d'un astéroïde remanié. Garry Lanier et Karen Farley, reconvertis à la reconstruction de la Terre ravagée par les échanges atomiques, Olmy, toujours plongé dans la politique de l'Hexamone — maintenant en orbite terrestre — et Rhita, une descendante de Patricia Vasquez dans l'univers parallèle où cette dernière s'était retrouvée en essayant de regagner son passé d'origine depuis la Voie. Oui, il vaut mieux avoir lu Eon pour tirer de ce livre-ci un profit complet.
     Et si en conclusion d'Eon la Voie avait été fermée, cautérisée même, il est une règle sans appel du roman d'aventure à rallonge qui veut que les héros en reviennent toujours, comme des mouches au miel, au péril et à l'enjeu qui avaient fait le piment des volumes précédents. La Voie sera donc rouverte, n'en doutons pas. Les seuls éléments nouveaux du roman tiennent à la description des Jartes, ennemis sans visage dans Eon, et aux passages situés dans l'univers de l'Oikoumënë, où Patricia est devenu la Sophë Patrikia Vazkayza.
     Malheureusement on ne passe pas assez de temps dans l'Okoumënë pour apprécier ce qui le différencie d'un démarquage d'antiquité hellénistique ; et les Jartes, s'ils ne se révèlent pas aussi mauvais que l'on aurait pu le croire, avec leur aspect de blattes qui auraient inventé l'humanicide en aérosol avant nous, sont en fin de compte quand même un cliché : l'ennemi qui sacrifie tout à une idéologie et méprise la valeur de l'individualité. Ainsi la littérature populaire américaine a-t-elle décrit les Japonais durant la Deuxième Guerre Mondiale, et les Soviétiques durant la guerre froide... Bear a perdu l'effet de surprise qui donnait son punch à Eon, et quand il s'est essayé en fin de livre à des envolées transcendantes, je ne l'ai pas suivi.
     Ajoutons à cela une erreur de technique littéraire : intrigue et péripéties nous sont débités en tranches de trois pages, alternant sans cesse entre trois pistes parallèles. Cette tactique du salami porte tort à un livre déjà trop long, qui finit par tristement mériter son titre.


Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/2/1990 dans Fiction 412
Mise en ligne le : 6/10/2003


 

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