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La Mémoire de la lumière

Kim Stanley ROBINSON

Titre original : The Memory of Whiteness, 1985

Traduction de Jean-Pierre PUGI
Illustration de Philippe CAZA

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1985 - 1993, 2ème série - dos violet) n° 2134
Dépôt légal : janvier 1987
Roman, 416 pages, catégorie / prix : 4
ISBN : 2-277-22134-1   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Kim Stanley Robinson
     Né dans l'Illinois en 1952, il a conquis de nombreux diplômes littéraires à l'université de San Diego (Californie). Dès son premier roman, Le rivage oublié, publié chez J'ai lu, il a suscité l'enthousiasme de la critique et du public.

     Quel univers que celui de l'an 3329 ! Grâce à de fulgurants progrès qui ont conduit à la totale maîtrise de la lumière et de l'énergie, les Terriens ont pu essaimer partout, sur toutes les lunes et planètes. Mais malgré cette grandiose unité demeurent entre eux des tensions que seule la communion musicale sait apaiser.
     Tel est donc le souverain pouvoir de L'orchestre. Conçu jadis par un électronicien de génie, c'est une structure d'instruments et de claviers qu'un homme seul suffit à animer.
     Johannes Wright en est aujourd'hui le maître et dirige le Festival de Pluton, avant de partir pour une tournée dans l'univers. Est-il destin plus exaltant ?
     Wright est un drogué, un marginal que certains haïssent : si leur complot réussit, l'équilibre du monde peut s'effondrer et les ténèbres engloutir la lumière...
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition LIVRE DE POCHE, SF (2ème série, 1987-) (2006)


     Au XXXIVe siècle, l'humanité a essaimé dans le système solaire, grâce notamment à une technologie issue de la physique quantique permettant de créer des soleils miniatures autour des planètes et satellites qui en nécessitent. Dans ce contexte d'une humanité fragmentée, la musique reste le principal vecteur culturel. Le même physicien ayant unifié la théorie des dix dimensions (cinq macro et cinq micro-dimensions), Arthur Holywelkin, est l'inventeur de l'Orchestre, qui regroupe en une seule mécanique un ensemble d'instruments et de claviers manipulables par un seul joueur. Pour certains, il ne s'agit que d'une boîte à rythme géante, pour d'autres l'unique et fragile Orchestre attend encore le compositeur qui saura l'utiliser pleinement. Johannes Wright, le Maître en titre, est peut-être celui-là : il cherche à écrire une œuvre basée sur les équations décrivant l'univers, dont la portée dépasserait le simple art musical.

     Mais on cherche à le tuer, lors de sa tournée qui le mène de Pluton jusqu'à Mercure. S'agit-il des Gris, une secte très secrète vouant un culte au soleil et qui aurait de l'univers une vision déterministe, ou bien d'Ernst Ekern, le directeur de l'institut en charge de l'Orchestre, qui ne cache pas son antipathie pour Wright ? À l'opposé des Gris, ce dernier, qui pratique le métadrame, un art faisant de la vie une scène de théâtre, défend une théorie respectant le libre-arbitre. Dent Ios, critique musical sur Hollande, autour d'Uranus, est amené à couvrir les concerts ; il se lie d'amitié avec le musicien qui aime échanger avec lui des mérites de la connaissance par l'expérience et par le discours. Avec l'équipe chargée de la sécurité de Wright, il tente de déjouer le complot, tandis que Wright poursuit ses recherches sur Holywelkin, qui semble bien avoir percé un secret de l'univers qu'il aurait dissimulé dans l'Orchestre.

     Les passages hard science dignes d'un Greg Egan alternent avec les descriptions poétiques et des considérations politiques qui préfigurent la trilogie martienne. On ne peut qu'être conquis par la maestria avec laquelle K. S. Robinson parvient à combiner, au sein d'un space opera avec ce qu'il faut de mondes exotiques et de rebondissements palpitants, physique quantique, art et philosophie autour d'une intrigue magnifiquement structurée, la dialectique autour de la connaissance expérimentale et discursive faisant pendant à la musique comme outil de perception de la nature de l'univers.

Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/4/2006
dans Galaxies 39
Mise en ligne le : 5/2/2009




 
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