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La Nuit des temps

René BARJAVEL

Première parution : Presses de la Cité, 1968


Illustration de (non mentionné)
Illustrations intérieures de (non mentionné)

PRESSES DE LA CITÉ (Paris, France)
Dépôt légal : 3ème trimestre 1968
Première édition
Roman, 316 pages, catégorie / prix : nd
ISBN : néant
Format : 14,0 x 20,7 cm  
Genre : Science-Fiction

Livre avec jaquette.


Autres éditions
   FRANCE LOISIRS, 1986, 1996
   in Romans extraordinaires, 1996
   in Romans extraordinaires, 2008
   G.P. , 1974
   in Romans extraordinaires, OMNIBUS, 1995
   in Romans extraordinaires, 1998
   POCKET, 1971, 1971, 1974, 1977, 1977, 1980, 1981, 1983, 1986, 1986, 1987, 1988, 1990, 1990, 1991, 1992, 1995, 1996, 1998, 2004, 2010, 2012, 2012, 2018, 2020
   POCKET Jeunesse, 1994, 1994, 1999, 2004
   PRESSES DE LA CITÉ, 2005, 2011, 2018

    Quatrième de couverture    
Pas de texte sur la quatrième de couverture.

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Annick Béguin : Les 100 principaux titres de la science-fiction (liste parue en 1981)
Jacques Goimard & Claude Aziza : Encyclopédie de poche de la SF (liste parue en 1986)
Jean-Bernard Oms : Top 100 Carnage Mondain (liste parue en 1989)
Association Infini : Infini (2 - liste secondaire) (liste parue en 1998)

 
    Critiques    

                Voici le type de roman qui contribue à faire considérer les amateurs de science-fiction comme des personnages curieux, au goût bizarre, par les lecteurs profanes. Ceux-ci estimeront sans doute que René Barjavel vient d’écrire un émouvant appel au bons sens, à la fraternité humaine, un roman qui utilise une trame scientifique pour faire éclater les cadres de la science-fiction, une œuvre à la fois prophétique, visionnaire, humaine, et ainsi de suite. Et les amateurs de science-fiction se borneront vraisemblablement à remarquer que cette Nuit des temps ne fait que reprendre des thèmes familiers, en les utilisant de manière sans doute cohérente (le talent d’écrivain de René Barjavel n’est pas en cause) mais sans originalité. N’est-ce pas là le sort des amateurs de science-fiction ? S’ils sont à contre-courant des opinions du grand public, c’est en général parce qu’ils connaissent mieux l’ensemble du domaine dont le profane vient de découvrir un petit coin : le non-initié lit avec ravissement La planète des singes, tandis que l’amateur de science-fiction se rappelle Le règne du gorille(de P. Schuyler Miller et L. Sprague de Camp : la traduction française de ce roman américain, qui parut primitivement en magazine en 1941, fut publiée naguère dans le Rayon Fantastique, pour ceux qui l’auraient oublié).

                Mais il serait désobligeant, pour René Barjavel, de le comparer plus longtemps à Pierre Boulle. Son roman est écrit avec la verve, la sensibilité, le mordant et la poésie qu’on lui connaît, et qu’on a depuis longtemps renoncé à trouver dans La planète des singes. Ceux qui ont aimé Ravage, Le diable l’emporte et surtout Le voyageur imprudent ne seront nullement déçus par le ton sur lequel il a su mener son récit. Ils regretteront cependant tout ce que l’intrigue a de conventionnel.

                Car enfin, qu’est-ce que l’auteur a choisi de raconter ? Une fin du monde vaguement thermonucléaire, un profond amour, et l’Éternel Recommencement. Pas moinsse. Ou, plus exactement, rien de plus. Il y a près d’un million d’années, une civilisation plus avancée que la nôtre fleurissait sur cette Terre. Cette Terre d’antan était divisée en nations. Une de celles-ci avait de méchants dirigeants et des tendances agressivement expansionnistes. Des armes nouvelles étaient développées en prévision d’un éventuel conflit, par les éventuels futurs combattants. D’éventuel, le conflit devint brusquement effectif. Il fallut sauver au moins deux êtres, pour qu’ils puissent recommencer, alors on les congela. Et puis, ha, ha, ils sont découverts par une expédition scientifique qui s’efforce de les ramener à la vie. Mais ils ne se plaisent décidément pas dans notre monde (et nous, au fait, nous serions-nous plu dans le leur ?) et se réfugient dans un sommeil plus définitif que celui dont on les a tirés.

                Les amateurs de science-fiction pourront occuper leurs soirées de loisirs en commençant la liste de tous les romans antérieurs dont on retrouve ici un ou plusieurs thèmes. Les psychologues s’attacheront à évaluer l’âge mental moyen des scientifiques (de toutes nationalités contemporaines) mis en scène par l’auteur : rarement vit-on en liberté un tel rassemblement de primaires puérils. Et le chroniqueur se replongera dans Le voyageur imprudent en se demandant si c’est vraiment du même auteur…


Demètre IOAKIMIDIS
Première parution : 1/3/1969 dans Fiction 183
Mise en ligne le : 10/5/2020


 
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