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Cherudek

Valerio EVANGELISTI

Titre original : Cherudek, 1998
Science Fiction  - Cycle : Eymerich  vol.

Traduction de Serge QUADRUPPANI
Illustration de STAN & VINCE
RIVAGES, coll. Fantasy n° (47), dépôt légal : octobre 2000
456 pages, ISBN : 2-7436-0692-4

Autres éditions
   in Nicolas Eymerich, inquisiteur - volume 1, LIVRE DE POCHE, 2016
   POCKET, 2005
   VOLTE (La), 2013
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Dans une étrange cité enveloppée de brume, édifiée selon un plan géométrique très particulier et envahie d'apparitions effrayantes, trois hommes en noir dissertent sur la nature d'une relique vénérée au fond d'une chapelle sinistre : le crâne du mystérieux Saint Mauvais.
     Au pied de la Vierge Noire de Rocamadour, une horde de mercenaires à demi morts massacre des pélerins en criant le nom de Gog, général des armées de l'Antéchrist.
     En Avignon, le grand inquisiteur Nicolas Eymerich brûle les ouvrages les plus blasphématoires que la terre ait jamais portés.
     Et dans un ailleurs sans repères, dans un espace où le temps n'a plus de sens, les pièces d'un puzzle terrifiant s'assemblent.

     Dans la cinquième enquête de Nicolas Eymerich, Valerio Evangelisti joue avec les codes de narration et s'aventure sur les terres de Borges, Poe et Lovecraft. Un roman-labyrinthe où le lecteur se perdra en frissonnant.


    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Fantasy (liste parue en 2002)  pour la série : Eymerich
Francis Valéry : Passeport pour les étoiles (liste parue en 2000)  pour la série : Eymerich
 
    Critiques    
     Quelque part, enfermé dans un cercueil de bronze, un être désincarné se souvient... Qui est-il  ?
     Ailleurs, dans un non-temps appelé le Cherudek, trois prêtres enquêtent sur la nature du monde brumeux qui les entoure, tandis qu'un homme subit les stigmates de tortures infligées à l'un de ses doubles dans un autre espace-temps... Qu'est en réalité le Cherudek  ?
     En parallèle, l'intransigeant Eymerich est de nouveau confronté à une hérésie, celle des spiritualistes. Une armée de morts-vivants se dresse devant lui, annonçant la venue de l'Armageddon... Mais qui sont les trois grenouilles que poursuivent les hérétiques  ? Et à quoi servent ces cloches sans battant que l'on amène de différentes villes  ?

     Eymerich nous conduit une fois de plus à travers un réseau d'intrigues finement entrelacées dont le sens n'apparaît qu'une fois tous les morceaux du puzzle assemblés. Contrairement aux romans précédents, elles n'établissent pas des parallèles avec notre présent ou avec de possibles futurs, mais avec des mondes hors du temps – comme l'est l'Abrasax de Michel de Nostre-Dame, dans Le Roman de Nostradamus, du même auteur.

     Evangelisti s'appuie comme toujours sur des théories scientifiques « audacieuses  ». Cette fois, il fait appel à la théorie de la relativité complexe de Jean-Emile Charon, qui « résolvait toutes les contradictions de la relativité générale d'Einstein et de la mécanique quantique en ajoutant à l'espace-temps un autre espace-temps contigu. En doublant donc le nombre des dimensions qui passait de quatre à huit.  » (p.76). Insatiable, il y ajoute « L'effet Delpasse  », du nom d'un physicien qui « conduisit une spectaculaire expérience sur la persistance de la conscience après la mort  »  : « Il existe une forme d'énergie différente de l'électricité, qui opère au niveau atomique et gouverne les mécanismes de la mémoire et de la conscience. Ce serait cette énergie qui permettrait la survie des molécules mnémoniques après la mort clinique.  » (p.146). La mémoire des particules  : voilà de quoi justifier les inquiétudes d'Hamlet qui craint de rêver encore après la mort  !

     Chez Evangelisti, la science-fiction se glisse souvent dans un décor fantastique  : la nature est monstrueuse et proliférante, peuplée de grenouilles ou d'insectes sanglants, et la ville brumeuse évoque les lieux cauchemardesques qui hantent les romans de Lovecraft, tel Innsmouth par exemple.
     On retrouve également son goût pour les substances naturelles utilisées pour des propriétés qui paraissent tenir de la sorcellerie à l'époque d'Eymerich  : ici, les propriétés hallucinogènes de la chélidoine et de l'ergot de seigle...
     Enfin, inutile d'insister sur l'assise historique particulièrement solide et documentée – désormais familière – qui complète le tableau.

     Plus complexe, plus rigoureusement construit, plus difficile d'accès sans doute pour un lecteur qui ne serait pas déjà habitué à suivre notre inquisiteur favori, Cherudek se lit néanmoins sans difficulté car l'aventure et la dimension ludique occupent une grande place – notamment grâce à un cryptogramme énigmatique, un casse-tête en forme de croix qui prend différentes significations au cours du roman.

     A chaque parution, il nous paraît difficile qu'Evangelisti puisse aller encore plus loin dans le genre historico-science-fictif, qu'il puisse frapper encore plus fort dans le « délire rationnel  » sans perdre l'adhésion du lecteur. Le miracle est qu'il y parvient, et que chaque nouveau roman paraît supérieur au précédent, encore plus inventif, toujours plus stimulant  ! C'est donc avec un bonheur inégalé que nous dégustons encore une fois la « quinte essence  » des aventures de Saint-Mauvais  !

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 15/1/2001
nooSFere


     Revoici Nicolas Eymerich. L'infatigable inquisiteur dominicain revient pour servir la cause du Seigneur et extirper le Mal des campagnes françaises. Cette fois-ci, il s'agit d'une croyance divergente, l'Ecclesia Spiritualis, qui professe des théories impies. On murmure de plus qu'une armée de soldats morts fait régner la terreur. Entre Figeac et Albi, Eymerich va tenter de régler ces problèmes, tout en partant à la recherche de cloches sans bourdon supposées maléfiques.
     Parallèlement, trois prêtres enquêtent dans une ville étrange envahie par la brume. Ils doivent faire le jour sur un certain nombre de mystères : des plaies apparaissent de manière soudaine sur le corps d'un inspecteur  ; une jeune femme protège sa sœur, responsable d'un acte horrible  ; on voit partout un signe étrange et des insectes ensanglantés... Mais quelle est donc la nature de ce lieu, le Cherudek du titre, visiblement hors le temps, puisque les personnages qui le peuplent viennent d'époques différentes ?
     La trame des aventures d'Eymerich est toujours la même : aux faits et gestes de l'inquisiteur, situés au Moyen-Age, répondent des séquences se déroulant à d'autres époques. Dans les premiers tomes, ces scènes décrivaient notre futur, esquissant étape par étape de quoi il serait fait. Ici, le Cherudek est sans référence temporelle, à l'image du lieu où Eymerich rencontrait Wilhelm Reich dans le tome précédent, Le mystère de l'inquisiteur Eymerich. Ce lieu hors le temps où se déroulent des événements incompréhensibles trouble le lecteur, déstabilisé par une histoire dont il ne saisit ni les tenants ni les aboutissants. Et comme Evangelisti retarde longuement les révélations donnant les clés du Cherudek, son roman devient obscur et le lecteur risque de décrocher avant la fin. De plus, ce qui faisait l'originalité des tomes précédents, à savoir cette construction d'un futur toujours plus inhumain et aliénant, a – momentanément ? – disparu. Dommage, car la partie de l'intrigue se déroulant sous l'Inquisition est comme toujours fort intéressante, et Nicolas Eymerich gagne encore en épaisseur (pour ceux qui en doutaient encore, le dominicain fait même preuve d'un sens de l'humour certain). Bref, une déception (toute relative) dans cette excellente série qu'est la saga de Nicolas Eymerich.

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 1/9/2001
nooSFere


     On ne présente plus Valerio Evangelisti, surtout aux lecteurs de Galaxies, abondamment informés sur le maître italien et son œuvre par les soins de notre confrère Eric Vial (dossier in Galaxies n°l1), ainsi que par les critiques des précédents volumes du cycle d'Eymerich (in n° 9, 12 et 15). Cherudek, cinquième opus de la série, ravira les adeptes du désormais célèbre inquisiteur, et éloignera encore plus les hérétiques qui ne voient dans cette œuvre que les élucubrations fumeuses et inutilement complexes d'un médiéviste apostat et (mal) converti à une SF de bazar. Cherudek reprend la structure alternée des chapitres qui était la marque des épisodes précédents, même si (principale originalité de ce volume) on jongle dorénavant beaucoup moins avec les époques (les éléments SF et les références à l'actualité sont donc plus ténus), l'alternance se situant ici entre le « classique » XIVe siècle de Nicolas Eymerich, le Cherudek (non, on ne vous dira pas ce que c'est !) et un curieux non-temps et non-espace appelé « nonentropie ». Plus long et plus complexe encore que les quatre premiers romans, plus ambitieux peut-être, même s'il n'en est pas forcément plus percutant, ce roman se souvient, plus que n'importe quelle autre œuvre de Valerio Evangelisti à ce jour, de l'Umberto Eco du Nom de la rose : à commencer par l'Ecclesia spiritualis ici combattue par Eymerich, et dont la parenté avec l'hérésie dolcinienne est évidente ; de même pour ce qui est de l'utilisation récurrente des cryptogrammes. Par ailleurs, la désormais longue tradition science-fictive des univers intérieurs accédant à une forme de réalité tangible prend ici une dimension à la fois savoureuse et, bien entendu, horrifiante : le Cherudek d'Eymerich aurait sans doute plu à Philip K. Dick. Mélange des genres, récits alternés, multiplicité des personnages, innombrables allusions historiques ou pseudo-historiques, suspense jamais démenti et complexité toujours croissante de l'intrigue : tous les ingrédients du succès d'Evangelisti trouvent dans Cherudek leur « quinte essence ». Certaines visions peupleront plus d'un cauchemar, et l'étrange destin du père Corona, dominicain condamné à une étrange forme d'immortalité et (donc ?) devenu jésuite par la suite, fera sourire les férus d'Histoire ecclésiastique. Il est fortement recommandé de lire le roman d'une traite : on en sort hébété, doutant de l'existence d'autre chose que le Cherudek, et ce n'est pas la moindre des vertus de cet épisode. Encore un détail : si votre arc linguistique comporte la corde italienne, ou si, suivant le conseil d'Eric Vial (Galaxies 11, p. 144), vous avez appris l'italien pour pouvoir lire Valérie Evangelisti dans le texte, ne vous privez pas d'acquérir l'édition de poche publiée en 98 par Mondadori ; comme d'habitude, la couverture en est à peine plus laide que celle de l'édition française, et le nombre de coquilles est à peu près similaire ; mais, pour une somme modique, vous déraperez moins sur les faux amis, vous bénéficierez d'une cohérence dans les noms propres, d'indications claires quant aux emprunts aux langues étrangères, et du texte intégral. « E anche voi capirete che cos'è il Cherudek » : en suivant Eymerich dans ses noirs labyrinthes, vous aussi comprendrez ce qu'est le Cherudek...

Guillaume de GRIMOARD
Première parution : 1/12/2000
dans Galaxies 19
Mise en ligne le : 1/3/2002


     Cette fois, c'est aux agissements d'une armée que l'on dit « tout droit sortie de l'Enfer » que Nicolas Eymerich va être confronté. Mais tandis qu'on le voit chevau­cher solitaire dans le Sud-Ouest de la France, du côté de Castres et d'Albi, trois jésuites, qui sont apparemment nos con­temporains, mènent une autre enquête, aux buts incertains, dans une étrange ville noyée de brume à la localisation spatio­temporelle imprécise II est également question — entre autres — d'entropie néga­tive, d'un univers à huit dimensions et de « plans inclinés » qui en relient les diffé­rentes parties, ainsi que d'un « temps zéro » où l'on peut créer de la matière en partant du temps : « Là où il n'y a pas de temps, il y a de la matière, et tout rêve est réalité ».
     On l'aura compris, la cinquième aventure du personnage le plus méchant de la science-fiction européenne, voire mondiale, fait encore moins dans la sobriété imaginative que les précédentes. Après les psytrons de Dobbs et les orgones de Reich, Evangelisti est en effet aller pêcher aux marges de la culture scientifique la théorie de la relativité complexe, du français Jean-Emile Charon, censée unifier la relativité générale et la phy­sique quantique par l' « ajout » de quatre dimensions à celles que nous connaissons déjà. Cherudek exploite également l'idée que l'esprit est contenu dans les particules élémentaires — non seulement l'esprit, d'ailleurs, mais aussi la mémoire de l'espèce humaine et l'inconscient collectif cher à Jung. Toutes ces informations sont fournies au lecteur très tôt dans le roman, mais ce n'est bien entendu qu'à la fin qu'elles pren­nent tout leur sens, lorsque l'organisation cosmologique de l'univers décrit achève de se mettre en place avec l'éclaircissement inattendu de l'énigme pictographique du Temps Zéro.
     Le plus étonnant est peut-être qu'Evangelisti se soit servi de cette base science-fictive solide et riche en potentialités pour construire une intrigue multiple qui doit en apparence bien plus au fantastique — notamment sud-américain — qu'à la SF pure et dure. Ainsi, la ville mystérieuse où les jésuites cherchent un « plan incliné » ou une « porte tournante » menant au Cherudek fonctionne sur une logique psy­chique, psychologique, voire psychanaly­tique, et non selon des principes rationnels. Il est vrai qu'elle se situe à la lisière de ce qui se révèle être le Purgatoire. Ou plutôt un purgatoire privé, Cherudek, ou Nicolas Eymerich, inquisiteur du XIVe siècle, mène avec ses méthodes habituelles l'interroga­toire d'un hérétique de trois siècles son cadet ! L'essentiel de l'odyssée du terrible inquisiteur, qui voit défiler, outre les inévi­tables hérétiques, guerriers zombies, intoxication à l'ergot de seigle, cloches dépourvues de battant, apparitions divines, mystiques illuminés de tout poil et arrivée annoncée des légions infernales, relèverait plutôt quant à elle d'une fantasy médiévale particulièrement soucieuse de réalisme en ce qui concerne les conditions de vie de la population.
     En effet, si Cherudek est, comme les autres aventures d'Eymerich, un roman d'horreur, les détails les plus atroces, les plus épouvantables, y sont en général aussi les plus authentiques. Il faut dire que la période choisie — en pleine Guerre de Cent Ans — ne se prête pas plus à la paix et à l'amour qu'à la douceur et a la gen­tillesse. On est loin des univers édulcorés de la fantasy issue de Tolkien et de Walt Disney ; ici, comme chez Glen Cook, la crasse, la maladie, la violence, la souffran­ce, la bêtise, l'ignorance, la haine — bref, toutes ces choses charmantes qui nous rappellent que nos ancêtres pas si loin­tains n'étaient vrai­ment que des sau­vages — sont mon­trées avec un souci constant de réalis­me, sans jamais se départir de cette froideur quelque peu clinique qui est l'une des caractéristiques d'Evangelisti — et qui oppose sa démarche à celle d'auteurs complaisants, comme par exemple Graham Masterton ou Serge Brussolo. L'importance, l'omniprésence de la religion, à laquelle on en appelle et que l'on n'hésite pas à mettre à toutes les sauces afin de justifier les pires exactions, n'est pas non plus oubliée, et tous ces éléments se conju­guent pour dessiner l'effrayante description d'une des périodes les plus noires de notre histoire.
     Il va sans dire que cette attention accor­dée aux détails, jusque et y compris les plus infimes, renforce considérablement le roman. Même s'il ne fait pas oublier — heu­reusement — la ligne de narration consa­crée à la ville brumeuse du Temps Zéro, le background précis et détaillé de la partie située au XlVe siècle en compense néan­moins le flou et l'imprécision. Le soin ac­cordé à la documentation historique consti­tue dès lors le principal point d'ancrage offert au lecteur — et notamment au lecteur novice en matière de littératures de l'imagi­naire. En dépit des événements qui s'y déroulent, le Moyen Age d'Eymerich pos­sède une crédibilité si forte que l'on sus­pend d'autant plus facilement son incrédu­lité dans le reste du livre. Ce principe n'a rien de nouveau, puisque Evangelisti l'a employé dès Nicolas Eymerich, inquisiteur, premier volume de la série, mais il avait été utilisé jusqu'à présent pour soute­nir des développements science-fictifs tels que cathares mutants ou anémie falciforme. Son application en vue de justifier un décor fantastico-onirique inspiré de Borges avec une pointe de Kafka constitue une première dans les aventures d'Eymerich — à moins, bien sûr, que l'on ne mette le Cherudek et ses dépendances sur le même plan que le lieu sans nom où votre tortionnaire favori interroge Wilhelm Reich dans Le Mystère de l'inquisiteur Eymerich... ou, mieux en­core, que l'endroit en question ne soit pré­cisément le Cherudek, hypothèse à laquelle j'aurais tendance à souscrire.
     Enfin, ne serait-ce qu'en raison du rôle qu'y joue l'ergot de seigle, le roman possè­de une couleur psychédélique avouée, qui transparaît tout d'abord dans la ressem­blance de la grande réunion mystique qui a lieu près d'Albi autour d'une des fameuses cloches dépourvues de battant avec cer­taines images du film Woodstock — sauf qu'il n'y a personne pour sonner l'alerte au mauvais acide — , avant de contaminer rétroactivement toute l'intrigue lorsque se révèle enfin l'origine de l'étrange croix qui sert de plan à la ville brumeuse. Je n'irai pas jusqu'à dire que tout le livre est construit sur une hallucination récurrente, mais il est clair que celle-ci lui sert de leit­motiv visuel, sans doute parce que ce des­sin est aussi le fil conducteur du voyage de Nicolas Eymerich.
     Ainsi que les lignes précédentes peuvent le suggérer, Cherudek constitue un parfait exemple de ce mélange des genres qui semble bien parti pour constituer l'un des fers de lance de la littérature populaire de demain. Sur une base de roman historique se développe une intrigue piochant tout à la fois dans le surnaturel et dans la matière dont sont faits les rêves et les cauchemars, avec comme d'habitude une résolution science-fictive tirée par les cheveux. C'était déjà plus ou moins le cocktail employé dans les précédents volumes, mais jamais il n'avait été aussi équilibré, aussi réussi — preuve que des thèmes, motifs et techniques issus de genres différents peuvent non seulement coexister dans un même ouvrage, mais également se renforcer. Et peu importe que Cherudek soit un roman historique qui dérape dans le délire, un livre fantastique où le surnaturel est rationa­lisé, un ouvrage de SF dont l'aspect psychanalytique vient faire éclater la logique ou une étude sur la schizophrénie dégui­sée sous forme romanesque. Ebouriffant.


Roland C. WAGNER
Première parution : 1/12/2000
dans Bifrost 21
Mise en ligne le : 12/10/2002


 
Base mise à jour le 24 septembre 2017.
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