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Excession

Iain M. BANKS

Titre original : Excession, 1996

Cycle : Culture (Cycle de la)  vol.

Traduction de Jérôme MARTIN
Illustration de Jürgen ZIEWE

Robert LAFFONT (Paris, France), coll. Ailleurs et demain n° (161)
Dépôt légal : mars 1998
504 pages, catégorie / prix : 149 FF
ISBN : 2-221-08572-8   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Au plus profond de l'espace interstellaire, loin des volumes ordinairement fréquentés par la Culture, vient de surgir une Excession, un objet extraordinaire qui semble défier toutes les lois connues de la physique, déborder la raison, et provenir d'un univers supérieur, transcendant.
     La Culture, cette société galactique, décentralisée, hédoniste, altruiste, cynique, anarchiste, prodigieusement riche et efficace -composée d'humains et autres intelligences biologiques, mais aussi et peut-être surtout d'Intelligences Artificielles — ne peut ignorer ce défi.
     D'autant qu'une espèce cruelle et belliqueuse, les Affronteurs, que tout sépare de la Culture — mais que les valeurs de cette dernière lui interdisent de mettre brutalement au pas — tente de profiter de la situation.
     La section de la Culture, Circonstances Spéciales, redoutable et redoutée, va employer tous les coups tordus pour tenter de faire la lumière et redresser les torts.
     Elle met en ligne Genar-Hofoen, ambassadeur spécial auprès des Affronteurs, qui les apprécie plus qu'il ne devrait ; Ulver Seich, jeune beauté narcissique, pressée de faire ses armes dans les rangs de Circonstances Spéciales ; le drone Churt Lyne ; plus quelques centaines de vaisseaux, un arsenal secret du nom de Pitance, des Intelligences Artificielles, et quelques espèces outremondières comme les Elenchs.
     Qui sait si cela suffira ?
     Surtout si les coups fourrés viennent du sein même de la Culture...

     lain M. Banks, né en 1954, a pleinement réussi une double carrière d'écrivain de littérature générale et de Science-Fiction. Il a créé avec la série de la Culture (Une forme de guerre, L'Homme des jeux, L'Usage des armes) un univers galactique qui surpasse en richesse même ceux de ses plus grands prédécesseurs, Isaac Asimov, Cordwainer Smith ou Frank Herbert.

    Prix obtenus    

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Francis Valéry : Passeport pour les étoiles (liste parue en 2000)  pour la série : Culture (Cycle de la)

 
    Critiques    
     La Culture de Iain M. Banks serait supérieure à Fondation, Dune ou à L'Instrumentalité. Ce qui est certain, c'est que cette société galactique qui sert de toile de fond aux space opera de notre auteur est d'une richesse considérable, d'une densité exceptionnelle. C'est aussi là que le bât blesse  : motifs et personnages s'évaporent dans le décor. Ils sont insignifiants et perdent leur sens. Du tableau de la Culture, on peut dire qu'il est trop chargé et que les personnages s'y noient.
     Dans ce quatrième volume du cycle surgit une excession – terme qui désigne une entité/artefact d'un ordre supérieur à la Culture, un concept qui la dépasse, qu'elle est incapable d'appréhender – laquelle va servir d'appât pour les Affronteurs, aussi bêtes que méchants...
     Dans la Culture coexistent humains et Intelligences Artificielles – les vaisseaux, notamment – qui sont des personnages à part entière, voire les principaux. Ils entretiennent avec les humains des rapports qui ne sont pas sans analogies avec ceux d'un chien à ses puces.
     L'intrigue, qui lie les humains Genar-Hofoen, Ulver Seich et Dajeil Gelian, est d'ordre affectif et n'implique que le seul vaisseau Service Couchette – c'est son nom... Elle n'interfère pas avec les événements mettant en cause l'excession et les Affronteurs, bien que Genar-Hofoen ait été ambassadeur auprès d'eux. Et que fait l'ambassadeur à l'heure où la guerre menace ? Il se réconcilie avec ses amours de jeunesse Pour des raisons d'adhésion du lecteur Banks a besoin de personnages humains.  Mais leur histoire relève davantage de littérature générale (où il s'illustre par ailleurs) que de la SF ; et ça délaie la sauce d'autant.
     L'explicitation n'est pas le fort de Banks. Trop de flou subsiste pour que ce soit artistique. L'auteur ne semble préoccupé que d'affiner sa fresque « Culturelle », dépeinte à petites touches qui, chacune, apportent plus d'informations relatives à la Culture (au fond, donc), qu'au récit proprement dit. Les événements, tant à l'échelle des Mentaux (I.A.) que des humains, restent en fin de compte assez simples.
     La Culture est dite anarchiste, cynique, hédoniste, éthique, décentralisée, égalitaire, opulente et pacifiste... Tous ces attributs ne conviennent pas. Les humains de la Culture ont du pain et des jeux à ne savoir qu'en faire. Comme des puces, ils vont là où va le chien et sautent, à l'occasion, de l'un à l'autre. Hédoniste, la Culture ? Certes. Mais les humains de la Culture maîtrisent-ils encore leur destin ou l'ont-ils remis entre les mains (virtuelles) des mentaux ? Banks dit (in Galaxies n° 1) que la Culture est anarchiste à l'extérieure et socialiste à l'intérieur (des vaisseaux). De fait, il n'y a pas d'égalité entre les mentaux et les humains. Nous avons là deux niveaux de société. La Culture est une société de mentaux dont l'habitat est la Galaxie qui, bien que décentralisée, n'en connaît pas moins les hiérarchies.
     Une fois que l'on a vu le VSG Service Couchette produire 80 000 vaisseaux de guerre à partir d'eau et de roc, on a une idée de la capacité de production de la Culture qui, soit dit en passant, n'occupe pas d'humains. Peut-on encore parler de socialisme quand chacun a tout ce qu'il peut désirer sauf des responsabilités ? Ou est-ce la forme paroxystique de l'état-providence ?
     La Culture apparaît bien comme une expression littéraire de l'impérialisme post-moderne. Elle est agressive, belliqueuse à outrance et prosélyte, comme l'Affront en fera ici l'humiliante expérience. De la Culture, Banks met en scène Contact (l'armée) et Circonstances Spéciales (les services secrets). Ceux-ci ont monté une opération destinée à amener l'Affront à agresser la Culture afin que celle-ci ait prétexte à le mettre au pas. L'Affront est une société guerrière et sadique — peu ragoûtante, en somme – dont l'honneur s'accommoderait d'une dévastation assortie de conditions draconiennes ; ce serait là une défaite pour la Culture qui aurait ainsi adopté les valeurs de l'Affront. Sa victoire implique qu'elle esquive ce cas de figure en manipulant l'Affront, qui se voit imposer des conditions si « soft  » qu'il serait inconséquent de les refuser, mais suffisantes pour pervertir sa culture et instiller les valeurs de la Culture. Rien, en définitive, qui ne soit conforme à la politique actuelle des Etats-Unis... Elle fait preuve d'une arrogance morale qui la fonde à gendarmer la Galaxie. La Culture se sent investie d'une mission évangélique où son impérialisme éthique comble sa vacuité. Tout comme en cette fin de XXème siècle, la guerre est dictée par des impératifs éthiques et non plus géo-politiques ou économiques, parce que l'intervention militaire est désormais le sous-produit d'un conflit sémantique global. La Culture pratique, elle aussi, la guerre du sens.
     Iain M. Banks a créé l'utopie de la Culture en réaction aux formes classiques du totalitarisme et de l'exploitation. En tant qu'écrivain spéculatif, il apparaît victime de formes nouvelles et plus évoluées de contraintes qui restent invisibles et incompréhensibles aux communs, et tirent de là leur puissance. L'opulence matérielle ne saurait abolir la tyrannie et se contente de l'occulter. Dire de la Culture qu'elle est un space opera qui a le cœur à gauche suffit-il à ce que cela soit ? Qu'entendre par là  ? La Culture veut s'imposer par ses principes moraux plutôt que par ses canons. Elle n'en cherche pas moins à s'imposer. Imposer des comportements à autrui, que ce soit par force ou manipulation, c'est toujours de l'impérialisme et c'est typique du space opera, Banks ne nous dit pas que la Culture est un anti-modèle, au contraire...
     La Culture n'en reste pas moins une des créations littéraires majeures de la S-F, impressionnante de richesses, que tout amateur se doit de visiter. De plus, Banks fait l'effort de faire une proposition sociétale intéressante, même s'il faut la déchiffrer à la lueur d'une bonne connaissance de la réalité contemporaine. Et puis, après tout, si l'on peut critiquer à n'en plus finir les problématiques sous-jacentes au cycle de la Culture, cela ne tient qu'à l'ampleur et à la profondeur de l'univers dépeint. La plus grande circonspection est également de rigueur quant aux textes relatifs au cycle, qu'ils soient ou non de Banks. Excession est un livre qui subvertit les subversifs. Ça mérite d'être lu... Après tout, il faut savoir lire dangereusement  !

Jean-Pierre LION
Première parution : 1/10/1998 dans Bifrost 10
Mise en ligne le : 1/8/2001


     [Chronique de l'édition originale anglaise parue en 1996 chez Orion]

     Excession est le très attendu cinquième roman du cycle de la Culture de Iain M. Banks. Un cinquième volet qui vient de rafler le prix BSFA 1997 qui récompense, lors de la EasterCon, le meilleur roman de S-F anglais.

     Près de 200 ans après la guerre contre les Idirans, la Culture doit faire face à une crise grave : l'apparition soudaine d'une Excession, nom donné à un élément inconnu mais soupçonné d'être excessivement puissant, agressif ou impérialiste. Dans la crainte de se trouver face à un « Problème Extérieur au Contexte » (situation que chaque civilisation risque de rencontrer à l'approche de sa chute, de la même façon qu'une phrase rencontre son point final), le « Gang des Époques Intéressantes » se réunit. Groupe de vaisseaux mythique et mystérieux, si le Gang tente de résoudre la crise, il s'attachera surtout à comploter de manière à tirer profit de la situation...

     Excession est construit comme un puzzle, chaque pièce prenant la forme d'une histoire individuelle confrontée à la crise provoquée par l'Excession. Ainsi Dajeil Gelian, enceinte depuis 40 ans et toujours peu décidée à accoucher, qui doit quitter le vaisseau qu'elle habite depuis des années... Genar-Hofoen, contraint de fausser compagnie aux Affronts auprès desquels il est ambassadeur... Ces dits Affronts, les plus cruels et répugnants alliés de la Culture, qui veulent trouver le moyen d'abuser de la situation... Ulver Seich, enfin, contraint de partir en mission et d'abandonner ses amants et admirateurs...

     Tous ces personnages se croisent, se séparent et se retrouvent, tissant la trame du roman à part égale avec les vaisseaux, véritables personnages à part entière qui conversent, agissent, etc, Banks allant même jusqu'à nous décrire comment ils occupent leurs loisirs. Excentriques ou raisonnables ils sont tous affublés de noms mémorables tel le « Descend-les Plus Tard », « l'Attente de l'Arrivée d'un Nouvel Amant » ou encore le « Zone d'Ombre » dit « Baiseur de Viande ».
     En altérant une loi physique grâce à la métamatique, les vaisseaux imaginent de nouveaux univers qu'ils se contentent d'observer ou avec lesquels ils jouent. Lorsqu'ils ne sont pas en mission, les esprits des vaisseaux vivent dans ces fantastiques réalités virtuelles, géographies multi-dimensionnelles produit de leurs imaginations illimitées. Ces endroits portent un nom : le Pays du Plaisir Infini.

     Près de dix ans se sont écoulés depuis l'écriture du premier volume du cycle de la Culture ; cinq depuis le dernier. Ceci explique sans doute le changement de ton dans la voix de l'auteur : son style est plus rigoureux, d'autres diront plus sec. On peut regretter l'humour des premiers volets mais on ne s'ennuie pas une minute : l'imagination, l'énergie, répondent toujours et incontestablement présent.

Sophie GOZLAN
Première parution : 1/10/1997 dans Bifrost 6
Mise en ligne le : 6/11/2003


     Depuis Une forme de guerre, en 1993, on attendait avec une impatience grandissante le prochain opus de lain M. Banks situé dans l'univers de la Culture. Quelques nouvelles (chez DLM, dans Galaxies...) et un dossier (toujours dans Galaxies, dans le n°1...) n'avaient pu véritablement étancher cette soif. Le monde de la Culture, cette semi-utopie égalitariste et anarchiste qui tente de réaliser, selon son auteur, un space-opera ayant le cœur à gauche, constitue une création d'une densité telle que celui qui s'y est immergé un jour ne peut qu'espérer y retourner dans les délais les plus brefs. Il n'est pas beaucoup d'œuvres, dans le champ de la SF anglo-saxonne contemporaine, qui puissent tenir la comparaison face à ce cycle. C'est que, comme le souligne Jacques Baudou, Banks est un sacrément grand écrivain.

     Il aura fallu deux ans pour traduire Excession, le quatrième volume que nous offre Gérard Klein. On plonge, et à nouveau la magie fonctionne : la complexité de l'œuvre, la beauté pure de certaines descriptions et des ambiances évoquées, l'ampleur de la vision ici déployée ne peuvent qu'emporter le lecteur consentant. (Quant à ceux qui résistent à ce type de récit, leur cas doit être désespéré.) Pourtant, Excession est tout sauf un livre « facile ».

     Rarement, en effet, Banks se sera montré aussi elliptique par rapport à sa propre création, faisant naître chez son lecteur le sentiment que ce satané Écossais en sait bien davantage qu'il ne nous en livre ! Excession est un roman de la suggestion, de l'ellipse, du jeu avec les simulacres, mais également un récit en forme de casse-tête, empruntant beaucoup à l'esthétique de la salade mixte — énormément de morceaux d'un peu tout, soigneusement mélangés... S'il exige de son lecteur un profond investissement, il n'est pour autant ni obscur ni incompréhensible. C'est un risque, en ces temps de lectures pré-mâchouillées où l'effort se voit dévalorisé, mais pour qui parvient aux conclusions, quel régal !

     Conclusions qui n'en sont d'ailleurs pas réellement, ce serait trop simple. Tant la trame proprement galactique de l'intrigue que l'écheveau de relations interpersonnelles des différents individus qui passant dans le roman ne trouvent in fine aucune résolution définitive, lan M. Banks ne sera jamais Agatha Christie, le détective n'apparaît pas à la fin pour expliquer tous les points demeurés flous. Le flou, comme le simplement sous-entendu, constitue la ligne principale de ce qui est néanmoins une histoire complexe nantie d'une structure identifiable. Il y a cette « excession », nom que donne la Culture à un phénomène surgissant soudainement et irréductible à toute analyse selon les références du moment (un « problème hors contexte », radicalement autre par rapport à l'univers connu). C'est un artefact, une sphère, qui apparaît dans la banlieue d'une étoile, qui fait deux ou trois trucs de magie avec l'espace-temps, puis qui disparaît. Elle semble surgir d'un univers transcendant, mais ni sa nature réelle ni ses motivations profondes n'auront été explicitées. Autour d'elle néanmoins, et à cause d'elle, il se passe bien des choses dans le monde propret de la Culture.

     D'aucuns en profitent pour ranimer une conspiration, fomentée sans doute des siècles plus tôt et destinée à forcer la Culture à réduire la puissance de l'Affront, une civilisation guerrière sans le moindre principe moral, qui se fait manipuler du début à la fin alors qu'on lui donne l'illusion qu'elle pourrait menacer voire contrôler la Culture. Qui sont les conspirateurs ? Certainement des Mentaux, ces intelligences pures quoique « artificielles » qui gouvernent les grands vaisseaux et la Culture tout entière. Mais en quittant le roman, on n'a identifié, si on le peut, qu'une infime part de cette conspiration, qui échoue lamentablement — ou qui réussit totalement, même si certains manipulateurs préfèrent le suicide au déshonneur. Dans Excession, les personnages principaux sont les Mentaux eux-mêmes, donc les vaisseaux.

     Par ailleurs, des humains s'agitent, soit au cœur des gigantesques VSG, dans des environnement recréés par les vaisseaux, soit à la surface de planètes ou d'orbitales, soit au cœur d'habitats artificiels tels que les Gradins. Contact, le bras armé de la Culture, et Circonstances Spéciales (sa section coups fourrés), entrent à nouveau en scène ; ce sont de vieilles connaissances rencontrées dans l'univers de Banks. A nouveau, on ne saura pas vraiment dans quel but CS manipule qui, du diplomate Genar-Hofoen à la jeune Ulver Seich, en passant par Dajeil Gelian, qui vit, éternellement enceinte, au sein d'un environnement recréé pour elle par le VSG Service Couchettes. (Les noms des vaisseaux chez Banks possèdent un caractère surréaliste certain, comme cet arsenal secret nommé Pitance...) Même l'histoire d'amour entre Genar-Hofoen et Dajeil, qui rythme et structure la progression d'une bonne part de l'intrigue, semble finalement se dissoudre avec le départ de l'excession.

     Banks écrit l'histoire future d'une galaxie entière, par petites touches impressionnistes, et n'est pas sans rappeler Cordwainer Smith, évidemment. Si les Mentaux et les vaisseaux géants occupent une bonne part du terrain, toujours les destins individuels surgissent pour signaler l'importance du simple humain (ou du simple outre-mondier). Au cœur de la problématique, la compréhension de l'individu ne peut se résoudre, et souvent les drones et les Mentaux finissent par renoncer. Le cycle de la Culture peut être flamboyant ou épique, démesuré ou excentrique (comme certains vaisseaux), l'intrigue peut être enchevêtrée, toujours un être passe dont les difficultés cristallisent une crise sous-jacente. Banks décrit un univers en nous intéressant aux personnes, et l'un de ses coups de génie aura été de nous intéresser aux stratégies des grands vaisseaux tireurs de ficelles en les peignant sous les traits d'individus, eux aussi. Leurs dialogues sont parfois abscons, d'autant que l'auteur ne facilite en rien leur décryptage, mais leurs réactions sont souvent tellement humaines... Un grand écrivain, cela, c'est évident.

Dominique WARFA (lui écrire)
Première parution : 1/6/1998 dans Galaxies 9
Mise en ligne le : 29/4/2009


 

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