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Le Livre d'Or de la science-fiction : Jack Vance

Jack VANCE

Textes réunis par Jacques CHAMBON



Illustration de Marcel LAVERDET

POCKET (Paris, France), coll. Le Livre d'or de la science-fiction n° 5097
Dépôt légal : 4ème trimestre 1980
416 pages, catégorie / prix : 5
ISBN : 2-266-00957-5   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
Sous le titre Papillon de lune   POCKET, 1981

    Quatrième de couverture    
     Jack Vance, né en 1916, a été marin et reste un grand voyageur. Tout ses romans sont des invitations aux plus lointains voyages dans l'espace et dans le temps. Ethnologue de l'impossible, il brosse des tableaux complets des cultures rencontrées à chaque escale ; sa fantaisie ne recule devant aucune excentricité. On pourrait dire de lui ce qu'il a dit d'un de ses héros : « Son imagination fut à la fois un don et une malédiction. Une vie ne lui suffisait pas. » Dédaigné par les cartésiens, il a été remis à sa vraie place et beaucoup de jeunes auteurs pratiquent à son exemple le « nouveau space opera ».
     On le connaît surtout par ses grands cycles comme la Geste des Princes-Démons et les Chroniques de Durdane, mais il a été jusqu'en 1965 un spécialiste de la longue nouvelle, comme en témoigne ce Livre d'or.

    Sommaire    
1 - Jacques CHAMBON, Préface, pages 7 à 37, Préface
2 - Maître de la galaxie (Brain of the Galaxy / The New Prime), pages 38 à 73, trad. Jean-Pierre PUGI
3 - Personnes déplacées (DP!), pages 74 à 105, trad. Jean-Pierre PUGI
4 - Quand se lèvent les cinq lunes (When the Five Moons Rise), pages 106 à 125, trad. Jean-Pierre PUGI
5 - Le Papillon de lune (The Moon Moth), pages 126 à 174, trad. Michel DEUTSCH
6 - Le Dernier château (The Last Castle), pages 175 à 256, trad. Frank STRASCHITZ
7 - Alice et la cité (Assault on a City / The Insufferable Red-headed Daughter of Commander Tynott, O.T.E.), pages 257 à 327, trad. Jean-Pierre PUGI
8 - Le Tour de Freitzke (Freitzke's Turn), pages 328 à 401, trad. Jean-Pierre PUGI
9 - ANONYME, Bibliographie de Jack Vance, pages 402 à 412, Bibliographie

    Prix obtenus    
Le Dernier château : Nebula, novella / Court roman, 1966, Hugo, novelette, 1967

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Jacques Goimard & Claude Aziza : Encyclopédie de poche de la SF (liste parue en 1986)

 
    Critiques    
 
     Les idées reçues étant faites pour être renvoyées, ce Livre d'Or remet à sa juste place, à la fois dans sa préface (excellente) et ses nouvelles (intéressantes toujours, parfois remarquables), un auteur trop souvent considéré comme un spécialiste de l'heroic-fantasy, et qui s'avère posséder plus d'une corde à son art. On y découvre, à travers sept novelettes et novellas (dont cinq inédites, pourcentage plutôt plus élevé que la moyenne de cette collection) un Jack Vance cosmique (Maître de la Galaxie), poético-fantastique (Quand se lèvent les cinq Lunes) ou volontiers porté vers le policier (Le papillon de lune), et le Vance socio-historien (Le dernier château), satiriste et politique, domaine où il a offert le meilleur de son œuvre : Alice et la Cité (ou de la difficulté de ne pas se laisser engluer par une ville qui « suppure de subjectivité ») aurait eu sa place dans une autre anthologie de Jacques Chambon, Dans la Cité future, aux éditions Casterman 1 ; quant à Personnes déplacées, il vaut à lui seul l'achat de ce Livre d'Or, car il révèle l'immense talent de Vance, capable d'écrire en 1953 un récit aussi actuel (et qui risque malheureusement de l'être encore dans les décennies à venir), démonstration exemplaire de la marginalité forcée dans laquelle les minorités réfugiées — qu'elles soient juives, sud-vietnamiennes ou cambodgiennes — sont maintenues par le concert (ô combien discordant) des nations.

Notes :

1. Mais Vance y était déjà présent avec Les œuvres de Dodkin, un petit chef-d'œuvre de drôlerie et d'absurde, sur l'ultra-automatisation de l'administration urbaine, coincé quelque part entre Kafka et Courteline.


Pierre K. REY
Première parution : 1/5/1981 dans Fiction 318
Mise en ligne le : 21/10/2007

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition POCKET, Le Grand Temple de la S-F (2003)


     Je ne sais pas si vous vous êtes un jour demandé ce qui fait un bon anthologiste. Pour ma part, je crois avoir trouvé une réponse. Un bon anthologiste serait un individu qui arriverait à présenter ou à rendre compte d'un auteur ou d'une idée avec des textes qu'il aime en nous faisant croire que ce sont les seuls textes intéressants sur l'idée ou de l'auteur. Mais peut-être aussi n'est-ce simplement qu'un individu ayant du goût et des exigences de qualité — et on sait que Jacques Chambon en avait. Les Livre d'or me semblent, dans le genre exercice imposé, d'une grande difficulté — une fois passé la préface biobibliocritique — dans la mesure où, si l'auteur est renommé, trouver des textes remarquables peut être ardu. S'il est en revanche possible de disposer de bons textes sans mal, c'est peut-être que l'auteur ne mérite pas encore cette reconnaissance.

     Pour Vance, l'exercice relevait d'une certaine difficulté. Chambon propose sept textes, contre une moyenne de dix environ dans cette série d'anthologies. Trois dépassent les cinquante pages... et occupent plus de la moitié du volume. Cela explique sans doute que sur ces trois textes, deux soient inédits — difficile de les caser en revue. On pourra diviser le sommaire en trois groupes répartis dans le temps : trois récits pour le début des années 50, deux pour résumer les années 60 et deux pour les années 70. « Comme par hasard », le recueil s'achève, selon moi, en apothéose après nous avoir offert un petit inventaire des « richesses » du monde de Vance. Inutile de traiter chaque nouvelle ; ce qu'il faut savoir, c'est la différence entre un bon café normal et un très bon express bien serré... Les ingrédients sont les mêmes, leurs proportions et l'intensité du goût changent. Est-ce que cette formule lapidaire peut définir la différence entre une nouvelle et un roman de Vance ? Je le crois ! Et dans ce sens, l'avantage est à la nouvelle. Si je considère « Papillon de lune », je découvre une société stratifiée et figée, un langage codé — genre Parapluies de Cherbourg — , des problèmes d'identité et d'apparence ,et un rapport à l'intelligence des personnages en quête. Sans parler de la référence directe et manifeste à la Geste des Princes-Démons, on retrouve là des, voire les constantes vancéennes. Pour bien vérifier la règle classique qui veut que les exceptions la confirment, on trouve dans « Alice et la cité » un personnage féminin riche et dense qui diffère des autres personnages féminins mais qui pourrait vivre sur Un monde d'azur. Si vous me lisez, vous devez avoir un aperçu récent de Vance ; remontez donc quelque trente ans en arrière pour le découvrir pleinement ou valider vos impressions.

Noé GAILLARD
Première parution : 1/9/2003
Bifrost HS2
Mise en ligne le : 9/1/2005




 

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