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Un cantique pour Leibowitz

Walter Michael MILLER

Titre original : A Canticle for Leibowitz, 1959
Première parution : J. B. Lippincott, octobre 1959

Cycle : Leibowitz vol. 1 

Traduction de Claude SAUNIER
Illustration de Sandrine GESTIN

DENOËL (Paris, France), coll. Présence du futur n° 46
Dépôt légal : septembre 1998
Retirage
Roman, 352 pages, catégorie / prix : 3
ISBN : 2-207-50046-2
Format : 11,0 x 18,0 cm  
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Devenu moine après la catastrophe nucléaire qui a marqué la fin du XXe siècle, le technicien Leibowitz a fondé un ordre pour sauvegarder les derniers livres et les dernières miettes du savoir balayé par la barbarie. Bien plus tard, grâce au travail des adeptes de saint Leibowitz, c'est une nouvelle Renaissance. Les savants puisent chez les moines le savoir préservé mais souvent mal compris de ses gardiens, et surtout des nouveaux dirigeants, plus avides de puissance que de sagesse. En sorte que l'Histoire menace rapidement de se répéter...
     Dans une ambiance qui préfigure celle du Nom de la rose, d'Umberto Eco, un chef-d'oeuvre de la S.-F. couronné par le prix Hugo 1961.

     L'auteur
     Walter M. Miller, né en 1923, est un ancien pilote de chasse qui a effectué, en tant que radio et mitrailleur, une vingtaine de missions sur l'Italie et les Balkans, et notamment au-dessus du mont Cassino, où se trouve le vieux monastère désormais célèbre. C'est ce terrible combat qui, dit-il, lui a inspiré Un cantique pour Leibowitz, auquel, trente ans plus tard, à la demande des lecteurs et des éditeurs, il est en train de donner une suite très attendue.
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition GALLIMARD, Folio SF (2002)


     En 1959, donc avant Vatican II et surtout avant la détente qui suivit la crise des missiles de Cuba, Walter Miller imaginait un monde post-atomique où les seules bribes de savoir étaient sauvegardées par des moines aussi compétents en enluminures qu'ignorants en technologie. L'idée était forte et faisait presque oublier les deux autres novellas du volume, situées dans le même univers mais un peu plus tard, alors qu'apparaît une science laïque et qu'on redécouvre l'électricité, puis que le pire recommence avec l'affrontement de deux blocs au moment où commence la conquête des étoiles. L'unité de ces morceaux de futur est assurée par le lieu principal, un monastère, par des souvenirs déformés, par une statue de bois ou par un personnage de fantasy, Juif errant immortel qui semble être Lazare le ressuscité. Et par des charognards, matérialisation du pessimisme foncier d'un livre allant d'une apocalypse à une autre.
     C'est très catholique, avec l'attachement au savoir et le désespoir quant à son usage par l'Homme, mais aussi par exemple l'horreur devant l'euthanasie quand bien même nul n'a d'autre solution à offrir. Mais ce n'est pas démonstratif. C'est avant tout une histoire, ou des histoires, avec des destins humains, individuels et collectifs, attachants et dérisoires. Et au total, ce livre, ancré dans le moment de son écriture, daté, y compris par des détails comme le papier carbone presque oublié aujourd'hui, est toujours lisible, toujours passionnant, toujours impressionnant. C'est sans doute la définition d'un vrai classique.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/3/2002
dans Galaxies 24
Mise en ligne le : 11/9/2003





    Prix obtenus    
Hugo, Roman, 1961

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