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Les Baladins de la planète géante

Jack VANCE

Titre original : Showboat World / The Magnificent Showboats of the Lower Vissel River, Lune XXIII South, Big Planet (VIE) / The Magnificent Showboats (Orion), 1975
Première parution : Pyramid, 1975
Cycle : La Planète géante  vol. 2

Traduction de Françoise SERPH
Traduction révisée par Pierre-Paul DURASTANTI & Arlette ROSENBLUM
Illustration de François BARANGER

GALLIMARD (Paris, France), coll. Folio SF n° 229
Dépôt légal : octobre 2005
Roman, 304 pages, catégorie / prix : F8
ISBN : 2-07-031485-5
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
   in Planète géante, l'intégrale, BÉLIAL', 2003
   in Planète géante, l'intégrale, 2008
   LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES / ÉDITIONS DU MASQUE, 1981
   POCKET, 1987

Quatrième de couverture
     Apollon Zamp et sa troupe d'histrions ont fort à faire à bord de leur bateau-théâtre : entre la concurrence pas toujours loyale de leurs confrères, les attaques de nomades et l'ire des spectateurs, pas facile de gagner le concours dramatique le plus prisé de la Planète Géante... Surtout quand on projette d'y jouer la version locale d'une pièce de l'ancienne Terre : Macbeth.
     Road movie au fil de l'eau, Les baladins de la Planète Géante nous ramène dans les décors baroques et chatoyants de La Planète Géante, cette fois en compagnie d'une troupe de théâtre délicieusement déjantée.

     Figure mythique de la science-fiction et de la fantasy, Jack Vance, né en 1916 à San Francisco, a conservé de son expérience dans la marine marchande le goût des voyages au-delà de l'horizon. Il a marqué de son empreinte l'imaginaire de millions de lecteurs, avec Le cycle de Lyonesse, Le cycle de Tschaï ou La geste des Princes-Démons.
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition POCKET, Science-Fiction / Fantasy (1987)

     Déjà publié au Masque S.F. en 1981 (l'un des derniers volumes d'uns collection que tous les amateurs regrettent), Les Baladins est une agréable fantaisie sans grandes prétentions, dont la réédition s'inscrit dans la reprise par Presses Pocket de la majorité des titres de Vance. On ne saurait blâmer Jacques Goimard d'offrir au nouvel amateur des textes déjà difficilement trouvables, surtout s'ils nous font passer un aussi bon moment.
     Les histoires de la Planète Géante s'apparentent à celles de Cugel, magie absente. Elles sont un peu décevantes en ce sens que le cadre de base est loin d'être exploité comme il pourrait le mériter — une planète géante ! — et on avait même pu trouver que le premier volume (Galaxie bis) se terminait en queue de poisson, mais Vance n'aime guère s'attarder, on le constate même dans des cycles comme Tschaï ou la Geste des Princes-Démons. En fait, on peut considérer que l'auteur a juste posé là avec ce monde gigantesque un cadre propice à toutes les aventures possibles, un lieu infini dans lequel tout peut se produire puisque les kilomètres sont innombrables et que chacun d'entre eux peut réserver une surprise dont le conteur a le secret.
     Ça, Vance est un conteur, nul ne peut le nier. Et la vision préalable de la carte — heureuse innovation par rapport à la précédente édition — nous en convainc autant que le savoureux extrait du « Guide des Planètes habitées », procédé dont l'auteur nous régale souvent. Pour en faire mention brièvement, il y a dans ces deux éléments un facteur de « contradiction », la carte s'apparentant traditionnellement à la Fantasy, la mention de planètes au Space Opéra, mais c'est tout le charme de Vance, qui situe des récits de Fantasy dans un cadre S. F.
     Le conte, il en est question dès l'abord du récit, et nous ne pouvons que féliciter les traducteurs pour des rendus frappants tels que : « ...Garth Ashgale affectait une élégante langueur. » On aura compris que si Vance avait pu écrire les Mille et Une Nuits avant terme, il ne s'en serait pas privé. Et d'ailleurs, il ne se prive pas de les réécrire sur d'autres mondes, avec sa description des vies et mœurs des populations du fleuve Vissel. Coutumier du fait, à notre grand plaisir, l'auteur n'a guère tardé à nous dépeindre « son » humanité habituelle, qui n'est que l'exposition outrée de ce que nous connaissons quotidiennement : vanité, arrogance, cupidité, fourberie, chaque personnage mis en scène n'a que l'embarras du choix dans une palette infinie des couleurs des défauts humains, tout cela présenté de si plaisante façon que l'on se tortille d'aise (le ton de Vance déteint même sur cette notule !) à entendre les conversations d'Apollon Zamp, propriétaire du bateau-théâtre Les Enchantements de Miraldra, à apprendre les coutumes perverses des résidents de Port Optimo et autres lieux baroques. « ... l'absence de bizarreries de caractère dans cette ville était presque une singularité. » dit-il de Fudurth !
     Un très bon moment à passer, donc, en remontant la Vissel avec une théorie de personnages hauts en couleur lancés dans une frénésie galopante d'activités jusqu'au grand événement qui attend chacun à Mornune.

Alain GARGUIR
Première parution : 1/7/1987
dans Fiction 388
Mise en ligne le : 8/12/2002


Edition LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES / ÉDITIONS DU MASQUE, Le Masque Science-Fiction (1981)

 
     Ah ! merveilleux Jack Vance ! Nombre de ses histoires constituent un véritable bain de fraîcheur et de fantaisie au sein de la SF... Les baladins appartiennent à ce côté « mille et une nuits » de son œuvre, là où finalement l'histoire elle-même n'a plus grande importance et où rien ne compte, si ce n'est l'enchantement, l'humour et le talent de l'auteur à faire vivre des civilisations étrangères qui semblent toutes sortir droit d'un rêve éveillé. Toute l'histoire des Baladins de la Planète Géante a pour cadre le monde des vaisseaux-théâtres qui sillonnent les fleuves d'un continent de cette fameuse Planète Géante qui avait déjà servi à un autre roman de Vance (La Planète Géante, version coupée de l'édition originale américaine de 1952). Et sur ce thème inspiré en droite ligne par les showboats de Mississipi, Vance a construit un conte si délicieux, si frais et si amusant que la plus grande angoisse du lecteur est de voir s'approcher inexorablement la page maudite où est inscrit le mot FIN.

Richard D. NOLANE (site web)
Première parution : 1/7/1981
dans Fiction 320
Mise en ligne le : 26/5/2007

Critique de la série par ORG
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