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Lord Darcy, l'intégrale

Randall GARRETT

Titre original : Lord Darcy, 2002
Première parution : États-Unis, Wake Forest (Caroline du Nord) : Baen, juillet 2002
Cycle : Lord Darcy (omnibus)

Traduction de Pierre-Paul DURASTANTI & E. C. L. MEISTERMANN
Illustration de Alain BRION

MNÉMOS (Saint-Laurent d'Oingt, France), coll. Intégrales
Date de parution : 2 juin 2016
Dépôt légal : juin 2016, Achevé d'imprimer : mai 2016
Première édition
Omnibus, 560 pages, catégorie / prix : 27 €
ISBN : 978-2-35408-359-5
Format : 16,0 x 24,0 cm
Genre : Science-Fiction

Dans la première VO publiée en 1983 par Nelson Doubleday/SFBC, il manquait 2 nouvelles.



Ressources externes sur cette œuvre : quarante-deux.org
Ressources externes sur cette édition de l'œuvre : quarante-deux.org

Quatrième de couverture
Dans une Europe uchronique, où les Plantagenets sont toujours au pouvoir et où la magie est devenue officielle, la France et l’Angleterre unies dans un même empire bienveillant, règnent sur l’Europe.
Pourtant, Londres est la proie de complots mortels, ourdis par les ennemis de l’empire. Entre mystères, magie et espionnage, lord Darcy mène l’enquête au service de Sa Majesté. Cet aristocrate dandy à l’esprit aiguisé, épaulé d’un magicien irlandais, fait preuve d’une perspicacité à toute épreuve et d’un remarquable sang-froid.
 
Entre le roman policier traditionnel et l’uchronie steampunk, avec des personnages savoureux et bien campés, utilisant toutes les subtilités d’une enquête aidée par la magie, ce livre est réjouissant à plus d’un titre avec un lord Darcy haut en couleur, plein d’humour so British !
 
Randall Garrett (1927-1987) a été un écrivain américain pionnier infatigable des littératures de genre. Il fut ainsi le mentor du jeune Robert Silverberg. À la croisée de plusieurs imaginaires, puisant son inspiration dans le polar américain et le Golden Age Detective, Randall Garrett a conçu avec Lord Darcy un petit bijou d’une rare élégance : nuancé et construit par couches de références, un bonheur pour les lecteurs.
 
Randall Garret a obtenu en 1999 pour sa série Lord Darcy
le principal prix américain concernant l’uchronie :
le Sidewise Awards for Alternate History.
 
Pour la première en France,
Mnémos a regroupé dans cette intégrale prestige :
C’est dans les yeux
Trop de magiciens
ainsi que sept nouvelles inédites.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - André-François RUAUD, Randall Garrett à la croisée des parallèles, pages 5 à 7, préface
2 - C'est dans les yeux (The Eyes Have It, 1964), pages 9 à 42, nouvelle, trad. C. et L. MEISTERMANN
3 - Une affaire d'identité (A Case of Identity, 1964), pages 43 à 93, nouvelle, trad. E. C. L. MEISTERMANN
4 - Imbroglio pastel (The Muddle of the Woad, 1965), pages 95 à 139, nouvelle, trad. E. C. L. MEISTERMANN
5 - Trop de Magiciens (Too Many Magicians, 1966), pages 141 à 332, roman, trad. E. C. L. MEISTERMANN
6 - Une corde pour se pendre (A Stretch of the Imagination, 1973), pages 333 à 344, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
7 - Une question de gravité (A Matter of Gravity, 1974), pages 345 à 375, nouvelle, trad. E. C. L. MEISTERMANN
8 - Jusqu'à la lie (The Bitter End, 1978), pages 377 à 405, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
9 - La Fiole d'Ipswich (The Ipswich Phial, 1976), pages 407 à 447, nouvelle, trad. E. C. L. MEISTERMANN
10 - Les Seize clefs (The Sixteen Keys, 1976), pages 449 à 477, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
11 - Le Napoli express (The Napoli Express, 1979), pages 479 à 537, nouvelle, trad. E. C. L. MEISTERMANN
12 - Le Sort du combat (The Spell of War, 1979), pages 539 à 556, nouvelle, trad. Pierre-Paul DURASTANTI
Critiques

     Randall Garrett fait partie de ces stakhanovistes du clavier qui, dans les années 50-60, abreuvèrent les revues américaines spécialisées d’innombrables textes, signées de non moins innombrables pseudonymes, et qui serait aujourd’hui totalement tombé dans l’oubli s’il ne se trouvait dans sa bibliographie une œuvre d’exception : une poignée de textes (un roman, dix nouvelles) mettant en scène Lord Darcy. Après une première publication (partielle) au début des années 80 chez Temps Futur, puis une réédition il y a une quinzaine d’années au Masque, voici que parait enfin l’intégralité de ce cycle en France.

     La particularité de ces récits est de se situer d’un point de vue littéraire au croisement de plusieurs genres. Uchroniques, les aventures de Lord Darcy se déroulent dans les années 1960-70, dans l’Empire anglo-français, entre Londres et Paris. Un Empire gouverné depuis plus de huit siècles par la dynastie des Plantagenêts, qui n’a connu ni révolution industrielle, ni guerres prolongées. Un monde où la magie occupe une place prépondérante, ce qui du même coup fait basculer l’œuvre du côté de la fantasy. Quant aux intrigues, c’est dans le roman policier qu’elles trouvent leur inspiration, chaque texte mettant en scène un ou plusieurs meurtres que Lord Darcy, en qualité d’enquêteur principal de Son Altesse royale Richard de Normandie, est amené à résoudre.

     Le tour de force de Randall Garrett est que, quel que soit le genre par lequel on aborde cette œuvre, le résultat est toujours aussi convaincant. Outre l’originalité de l’uchronie qu’il a conçue, elle lui permet de décrire un univers et des personnages à la fois truculents et désuets, et de signer des dialogues d’un maniérisme exquis. Côté fantasy, son traitement de la magie, aux antipodes des poncifs du genre, nous la fait apparaitre comme une science rigoureuse et précise, souvent peu spectaculaire mais d’une efficacité indiscutable. Personnage récurrent de la série et indispensable adjoint de Darcy, Sean O Lochlainn, Maître Mage, est la personnification de cet esprit. Mais si la magie est omniprésente dans ces récits, jamais Randall Garrett n’y a recours de manière opportuniste pour dénouer les crimes qu’il met en scène. De ce point de vue, il choisit de jouer à armes égales avec les plus grands du genre, de Conan Doyle à Agatha Christie, et de ne s’appuyer que sur la logique des faits et les déductions de son enquêteur.

     Même si Randall Garrett varie les situations et les contextes d’une nouvelle à l’autre, passant d’un crime passionnel à une affaire d’État, d’un drame familial à un récit d’espionnage, la lecture d’une traite de cette intégrale n’évite pas un léger sentiment de répétition. Seuls les deux derniers textes se démarquent vraiment de leurs prédécesseurs dans la forme. « Le Napoli Express », comme son titre le laisse deviner, se déroule dans un train et s’avère être un pastiche très réussi du Crime de l’Orient Express. Quant à « Le Sort du Combat », situé quelques décennies avant les autres, il raconte la première rencontre entre Darcy et O Lochlainn. À cette légère réserve près, les aventures de Lord Darcy constituent une lecture enthousiasmante de bout en bout.

Philippe BOULIER
Première parution : 1/10/2016 dans Bifrost 84
Mise en ligne le : 19/10/2022

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