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Une longue marche dans la nuit

Bob SHAW

Titre original : Night Walk, 1967
Première parution : Banner, septembre 1967
Traduction de Claude SAUNIER
Illustration de Stéphane DUMONT

DENOËL (Paris, France), coll. Présence du futur n° 215
Dépôt légal : 2ème trimestre 1976
Première édition
Roman, 256 pages, catégorie / prix : 2
ISBN : néant
Format : 11,0 x 18,0 cm
Genre : Science-Fiction


Quatrième de couverture
     Sam Tallon, espion terrien sur la planète Emm Luther, est fait prisonnier, privé de la vue et envoyé au bagne. A force d'imagination et de patience, il parvient à se fabriquer des prothèses oculaires qui lui permettent de voir par l'intermédiaire d'un tiers, homme ou animal. Et au terme d'une longue errance, il s'empare d'un vaisseau spatial. Mais comment, ne voyant que par les yeux d'un rat découvert par miracle au fond de la cale, ne pouvant avoir recours au seul moyen connu d'accéder d'un monde à un autre, réussira-t-il à regagner sa terre natale ?

Irlandais, né en 1932, Bob Shaw a exercé pendant longtemps le métier d'ingénieur et de journaliste scientifique.
Il a publié ses premiers textes de science-fiction à 20 ans, mais c'est surtout le magazine Analog qui lui a permis de révéler son talent.
Critiques

     La très classique histoire de l'espion terrien envoyé sur une colonie émancipée (Emm Luther) pour y récupérer les coordonnées d'une nouvelle planète habitable. Capture, prison, évasion, longue fuite, retour glorieux sur la planète-mère... Mais Shaw se montre deux fois original dans la confection de ce canevas archétypal. 1) Son héros (au nom malheureux de Tallon : on pense constamment à Achille), qui a eu les yeux crevés au cours de son arrestation, se dirige grâce à un appareil qui lui permet de capter des impressions oculaires des êtres vivants qui l'entourent (passants, adversaires, animaux) ; mais cette gymnastique visuelle n'est hélas pas traitée avec beaucoup de rigueur ni de vraisemblance (l'auteur semble même parfois avoir oublié son postulat de base), et elle serait probablement plus cinématographique qu'elle n'est littéraire. 2) Tallon, au départ convaincu du bien-fondé de l'impérialisme terrien, subit, grâce à l'amour d'une Luthérienne, une évolution qui l'amènera à devenir l'artisan de la paix stellaire, après avoir découvert un nouveau mode de translation qui met « toutes les planètes de la galaxie à la portée de l'Homme » ; naturellement, cette découverte n'est guère admissible que comme happy ending, et le progressisme de l'auteur est fortement tempéré par son anthropomorphisme, puisqu'il admet que l'Homme est la seule intelligence de l'univers... Les deux propositions originales du roman sont donc combattues par la mollesse et l'imprécision de l'écriture, et l'ouvrage est du type même à vous laisser mi-figue mi-raisin.

Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire) (site web)
Première parution : 1/1/1977 dans Fiction 276
Mise en ligne le : 1/10/2012

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