Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
La Peau sur les os

Stephen KING

Titre original : Thinner, 1984
Traduction de François LASQUIN

J'AI LU (Paris, France), coll. Suspense n° 2435
Dépôt légal : août 1992, Achevé d'imprimer : 31 août 1992
Roman, 384 pages, catégorie / prix : 4
ISBN : 2-277-22435-9
Format : 11,0 x 16,4 cm
Genre : Fantastique


Quatrième de couverture

Stephen King

     Maître incontesté du suspense et de l'épouvante, Il fait partie de ces écrivains qu'il n'est plus besoin de présenter. CarrieShiningChristineCujosimetierre... autant de romans — et souvent de films — mondialement célèbres.

     
     Bill Holleck, trente ans, ressemble à tous les Américains qui ont réussi. De l'argent, une femme épatante, une fille unique étudiante, un cottage résidentiel dans le Connecticut. Et il est presque obèse.
     Bien sûr, sa femme Heidi, qui l'a vu réussir et... grossir, ne manque jamais de le taquiner sur son poids ! Mais amoureuse comme au premier jour, elle le trouve toujours ausi désirable. N'importe où, même en voiture. De quoi provoquer un seconde d'inattentio,, et percuter une vielle gitane qui passait par là.
     Dès lors, pour l'ex-rondouillard, la pesée quotidienne devient un cauchemar. Car la vie ne pèse plus très lourd lorsqu'on perd 2 kilos par jour, inexorablement. Sortilège ? maladie ? L'inquiétude deviendra anxiété, l'anxiété, angoisse.
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition LIVRE DE POCHE, (2015)

            La Peau sur les os est l’un des sept romans publiés par King sous le pseudo Richard Bachman. On y côtoie, sur plus de 300 pages, William Haleck, riche avocat de 114 kilos (au début), nanti d’une femme et d’une fille respectivement nommées Heidi et Linda. Meurtrier involontaire d’une vieille gitane qu’il a écrasée en voiture, William, bien en cour à Fairview, la localité aisée où il vit, est acquitté par son ami le juge Rossington, après une enquête bâclée par la police locale qui, pour faire bonne mesure, expulse les gitans de la ville. Entre affaires rondement menées et parties de golf, la vie pourrait reprendre son cour pour ce gagnant du rêve américain. Mais, à la sortie du tribunal, un vieux membre du clan, excédé, l’a touché et lui a dit un seul mot : « Maigris ! ». Quand William commence à perdre du poids, beaucoup de poids, sans raison médicale aucune, il doit se rendre à l’évidence : le gitan l’a maudit. Il lui faut maintenant retrouver le vieux et faire lever le sort avant d’en mourir, sans oublier de se cacher de son entourage qui le prend pour un fou.

            Il y a de bonnes choses dans La Peau sur les os. King décrit avec une justesse impressionnante les affres du malade qui visite le déni avant de s’avouer son infortune. Son William met en œuvre quantité de petites stratégies puériles pour modifier ou dissimuler les symptômes, leur cherche une explication aussi logique que rassurante, veut éviter son médecin (car seuls les malades voient un médecin), avant d’être obligé de lâcher l’affaire et d’admettre l’abjecte vérité. King oppose aussi avec pertinence la vie aussi vide de sens qu’indifférente aux autres de la middle-upperclass et l’existence difficile de gitans traités comme des untermenschen par la population des braves gens, sans oublier de décrire avec drôlerie la « faune » qui hante les stations balnéaires du Maine. Il tricote enfin une histoire rapide et rythmée, un vrai thriller d’horreur qui agrippe le lecteur et ne le lâche plus tant il veut savoir comment tout ça va finir.

            Mais tout n’est pas bon. L’amitié à la vie à la mort de William avec le mafieux italien Richard Ginelli, si importante pour le récit, n’est guère crédible. La haine qu’il développe pour sa femme non plus, même si la lâcheté intellectuelle de celle-ci est en effet difficile à supporter. Quant au final, on peut trouver que King y cède à la facilité d’un effet de manche surprenant.

            Pour apprécier La Peau sur les os – c’est vraiment possible –, il faut débrancher quelque temps son cerveau, voir le bon et passer à côté du moins bon, se comporter en somme comme un malade qui, pour sa tranquillité d’esprit, ne voit que ce qui l’arrange.

Éric JENTILE
Première parution : 1/10/2015
Bifrost 80
Mise en ligne le : 25/10/2020

Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo...)
La Peau sur les os , 1996, Tom Holland

retour en haut de page

Dans la nooSFere : 72585 livres, 86338 photos de couvertures, 67911 quatrièmes.
8501 critiques, 39076 intervenant·e·s, 1500 photographies, 3731 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2021. Tous droits réservés.