Site clair (Changer
 
    Fiche livre     Connexion adhérent
Malpertuis

Jean RAY

Première parution : Bruxelles, Belgique : Les Auteurs Associés, 1943


DENOËL (Paris, France), coll. Présence du futur n° 7
Dépôt légal : 2ème trimestre 1955, Achevé d'imprimer : mars 1955
Réédition
Roman, 224 pages, catégorie / prix : 450 F
ISBN : néant
Format : 14,3 x 20,6 cm
Genre : Fantastique


Autres éditions
   ALMA, 2017
   Les AUTEURS ASSOCIÉS, 1943
Sous le titre Malpertuis : Histoire d'une maison fantastique
   Les IMPRESSIONS NOUVELLES, 2020
Sous le titre Malpertuis
   J'AI LU, 1984, 1985, 1988, 1992
   LABOR, 2000, 2006
   LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES / ÉDITIONS DU MASQUE, 1978
   LUC PIRE, 2009
   MARABOUT - GÉRARD, 1962, 1971, 1976
   in Œuvres choisies, RENAISSANCE DU LIVRE (La), 2001
   in Oeuvres complètes / 3, Robert LAFFONT, 1964

Quatrième de couverture

[texte du rabat de couverture]

Tous les amateurs de littérature fantastique se réjouissent de voir enfin le nom, illustre dans le monde entier et presque inconnu en France, de Jean Ray inscrit au catalogue de Présence du futur. Jeune marin il a bourlingué sur tous les océans ; au temps de la prohibition, il fut un des pirates de l'avenue du rhum. Ami de J. H. Rosny, de S. A. Steeman, de H. H. Ewers, de Blaise Cendrars et de Michel de Ghelderode, il a publié des contes et des romans dans les grands journaux belges et français mais aussi dans les revues allemandes et américaines, et ses Contes du Whisky ont été traduits en français en anglais, en allemand, en flamand, en italien et en japonais. En même temps, sous le nom de John Flanders, il est un des plus grands collaborateurs de la presse flamande destinée à la jeunesse. Malpertuis est un de ses plus beaux romans, un livre extraordinaire qui vous fera comprendre pourquoi, dans le monde entier, on place souvent Jean Ray au niveau d'Hoffmann ou d'Edgar Poe.

Critiques des autres éditions ou de la série
Edition ALMA, Jean Ray (2022)

« Elle est là, avec ses énormes loges en balcons, ses perrons flanqués de massives rampes de pierre, ses tourelles crucifères, ses fenêtres géminées à croisillons, ses sculptures menaçantes de guivre et de tarasques, ses portes cloutées.  Elle sue la morgue des grands qui l'habitent et le terreur de ceux qui la frôlent. La façade est un masque grave où l'on cherche en vain quelque sérénité. C'est un visage tordu de fièvre, d'angoisse et de colère, qui ne parvient pas à cacher ce qu'il y a d'abominable derrière lui. »


Sans même évoquer le Nouveau Testament ou le ciel gréco-romain, en littérature, dans les BD ou dans leur adaptation cinématographique, les Dieux humains ou à forme humaine ne manquent pas. Plus rares sont les ouvrages mettant en scène des Dieux déchus, même si là encore, les mythes religieux se taillent la part du lion : Satan ange expulsé aux Enfers, Prométhée, les Titans grecs … Plus près de nous on se souvient d’Américan Gods de Neil Gaiman, dans lequel les dieux de la société de consommation éclipsent les anciens, et bien sûr de Malpertuis de Jean Ray.

Dans la lignée de La chute de la maison Usher d’Edgar Allan Poe ou de La Maison aux sept pignons de Nathaniel Hawthorne, Jean Ray imagine une « tanière de l’angoisse » (selon l'expression d'Arnaud Huftier) habitée par de petits bourgeois dont l’existence se trouve menacée par des évènements terrifiants et imprévisibles. L’intrigue démarre par l’agonie de l’oncle Cassave, patriarche de la maison. Il lègue une immense fortune aux membres de sa famille (ou tout au moins à ce qui ressemble à une famille) à la seule et impérative condition que les survivants ne quittent jamais Malpertuis. Il y a là « Charles Dideloo, sa femme, tante Sylvie, et leur fille Euryale ; Mathias Krook, le commis du magasin de couleurs ; Nancy et Jean-Jacques Grandsire ; les trois sœurs Cormélon ; le cousin Philarète, taxidermiste de talent ; le Dr Sambucque ; le ménage Griboin, serviteurs du vieux Cassave, aidé de Tchiek ; le vieux Lampernisse, ancien propriétaire du magasin de couleurs ; et Eisengott ». A ces personnages s’ajoutent ceux de L’abbé Doucedame-le-Vieil, complice de Cassav et chef de l’expédition qui captura les Dieux grecs et enfin son descendant l’Abbé Doucedame-Le-Jeune, ami du jeune Grandsire et condamné à se transformer en loup-garou.

Jean-Jacques Grandsire est le principal locuteur du récit, reconstitué à partir de plusieurs manuscrits. Promis à un destin funeste, il assiste spectateur impuissant à la disparition progressive des habitants de Malpertuis. Tour de force du livre, chaque péripétie devient intelligible aux yeux du lecteur à la fin du roman. Tout s’éclaire, si l’on peut dire dans ce paysage de ténèbres, et les Dieux se révèlent enfin sous leurs tristes oripeaux.

Publié en 1943, Malpertuis et ses Dieux grecs réduits en esclavage par des Puissances Maléfiques métaphorise en quelque sorte l’agonie de la pensée rationnelle durant les sombres années d’avant-guerre et le conflit mondial qui suivit. C’est là toute sa force.

 

SOLEIL VERT (site web)
Première parution : 24/7/2022
dans nooSFere

Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes
Jacques Sadoul : Anthologie de la littérature de science-fiction (liste parue en 1981)
Jean-Bernard Oms : Top 100 Carnage Mondain (liste parue en 1989)
Association Infini : Infini (3 - liste francophone) (liste parue en 1998)
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Fantastique (liste parue en 2002)
Patrick Marcel : Atlas des brumes et des ombres (liste parue en 2002)

Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo...)
Malpertuis , 1971, Harry Kümel

retour en haut de page

Dans la nooSFere : 77349 livres, 88425 photos de couvertures, 73269 quatrièmes.
8595 critiques, 42069 intervenant·e·s, 1604 photographies, 3748 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous contacter.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres et ne publions pas de textes.
Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2022. Tous droits réservés.