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Malpertuis

Jean RAY

Première parution : Bruxelles, Belgique : Les Auteurs Associés, 1943

Illustration de Tibor CSERNUS

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1970 - 1984, 1ère série) n° 1677
Dépôt légal : juillet 1984, Achevé d'imprimer : 25 juillet 1984
Réédition
Roman, 192 pages, catégorie / prix : 2
ISBN : 2-277-21677-1
Format : 11,0 x 16,5 cm
Genre : Fantastique


Autres éditions
   ALMA, 2017
   Les AUTEURS ASSOCIÉS, 1943
   DENOËL, 1955
Sous le titre Malpertuis : Histoire d'une maison fantastique
   Les IMPRESSIONS NOUVELLES, 2020
Sous le titre Malpertuis
   J'AI LU, 1985, 1988, 1992
   LABOR, 2000, 2006
   LIBRAIRIE DES CHAMPS-ÉLYSÉES / ÉDITIONS DU MASQUE, 1978
   LUC PIRE, 2009
   MARABOUT - GÉRARD, 1962, 1971, 1976
   in Œuvres choisies, RENAISSANCE DU LIVRE (La), 2001
   in Oeuvres complètes / 3, Robert LAFFONT, 1964

Quatrième de couverture
Né en Belgique en 1887, Jean Ray est mort en 1964. Tout comme Lovecraft, il a écrit des récits fantastiques, mais aussi des textes de science-fantasy très proches de la science-fiction. Malpertuis est son œuvre maîtresse.
 
Dans sa chambre de Malpertuis, oncle Cassave va mourir et il le sait... Alors il convoque tous les siens et promet à chacun une rente mirifique à condition qu'ils viennent vivre ensemble, ici, dans sa chère vieille maison.
Aucun de ces sages petits-bourgeois du xIxe siècle finissant ne se doute qu'un terrible huis clos commence, que des forces d'une violence inouïe vont se déchaîner en eux, que, jaillissant des greniers, des meubles, des murs mêmes de Malpertuis, des monstres vont apparaître...
Et qui devinerait qu'oncle Cassave avait à sa mort plus de deux cents ans et qu'en 1630 un certain Quentin Moretus Cassave, savant à demi fou, cherchait à s'emparer de l'énergie non encore éteinte des dieux de l'Olympe ?
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition ALMA, Jean Ray (2022)

« Elle est là, avec ses énormes loges en balcons, ses perrons flanqués de massives rampes de pierre, ses tourelles crucifères, ses fenêtres géminées à croisillons, ses sculptures menaçantes de guivre et de tarasques, ses portes cloutées.  Elle sue la morgue des grands qui l'habitent et le terreur de ceux qui la frôlent. La façade est un masque grave où l'on cherche en vain quelque sérénité. C'est un visage tordu de fièvre, d'angoisse et de colère, qui ne parvient pas à cacher ce qu'il y a d'abominable derrière lui. »


Sans même évoquer le Nouveau Testament ou le ciel gréco-romain, en littérature, dans les BD ou dans leur adaptation cinématographique, les Dieux humains ou à forme humaine ne manquent pas. Plus rares sont les ouvrages mettant en scène des Dieux déchus, même si là encore, les mythes religieux se taillent la part du lion : Satan ange expulsé aux Enfers, Prométhée, les Titans grecs … Plus près de nous on se souvient d’Américan Gods de Neil Gaiman, dans lequel les dieux de la société de consommation éclipsent les anciens, et bien sûr de Malpertuis de Jean Ray.

Dans la lignée de La chute de la maison Usher d’Edgar Allan Poe ou de La Maison aux sept pignons de Nathaniel Hawthorne, Jean Ray imagine une « tanière de l’angoisse » (selon l'expression d'Arnaud Huftier) habitée par de petits bourgeois dont l’existence se trouve menacée par des évènements terrifiants et imprévisibles. L’intrigue démarre par l’agonie de l’oncle Cassave, patriarche de la maison. Il lègue une immense fortune aux membres de sa famille (ou tout au moins à ce qui ressemble à une famille) à la seule et impérative condition que les survivants ne quittent jamais Malpertuis. Il y a là « Charles Dideloo, sa femme, tante Sylvie, et leur fille Euryale ; Mathias Krook, le commis du magasin de couleurs ; Nancy et Jean-Jacques Grandsire ; les trois sœurs Cormélon ; le cousin Philarète, taxidermiste de talent ; le Dr Sambucque ; le ménage Griboin, serviteurs du vieux Cassave, aidé de Tchiek ; le vieux Lampernisse, ancien propriétaire du magasin de couleurs ; et Eisengott ». A ces personnages s’ajoutent ceux de L’abbé Doucedame-le-Vieil, complice de Cassav et chef de l’expédition qui captura les Dieux grecs et enfin son descendant l’Abbé Doucedame-Le-Jeune, ami du jeune Grandsire et condamné à se transformer en loup-garou.

Jean-Jacques Grandsire est le principal locuteur du récit, reconstitué à partir de plusieurs manuscrits. Promis à un destin funeste, il assiste spectateur impuissant à la disparition progressive des habitants de Malpertuis. Tour de force du livre, chaque péripétie devient intelligible aux yeux du lecteur à la fin du roman. Tout s’éclaire, si l’on peut dire dans ce paysage de ténèbres, et les Dieux se révèlent enfin sous leurs tristes oripeaux.

Publié en 1943, Malpertuis et ses Dieux grecs réduits en esclavage par des Puissances Maléfiques métaphorise en quelque sorte l’agonie de la pensée rationnelle durant les sombres années d’avant-guerre et le conflit mondial qui suivit. C’est là toute sa force.

 

SOLEIL VERT (site web)
Première parution : 24/7/2022
dans nooSFere

Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes
Jacques Sadoul : Anthologie de la littérature de science-fiction (liste parue en 1981)
Jean-Bernard Oms : Top 100 Carnage Mondain (liste parue en 1989)
Association Infini : Infini (3 - liste francophone) (liste parue en 1998)
Jean-Pierre Fontana : Sondage Fontana - Fantastique (liste parue en 2002)
Patrick Marcel : Atlas des brumes et des ombres (liste parue en 2002)

Adaptations (cinéma, télévision, BD, théâtre, radio, jeu vidéo...)
Malpertuis , 1971, Harry Kümel

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