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Prestimion le Coronal

Robert SILVERBERG

Titre original : Lord Prestimion, 1999

Cycle : Majipoor  vol. 6 

Traduction de Patrick BERTHON
Illustration de Jackie PATERNOSTER

LIVRE DE POCHE (Paris, France), coll. SF (2ème série, 1987-) n° 7259
Dépôt légal : avril 2004
Roman, 672 pages, catégorie / prix : 8,50 €
ISBN : 2-253-07295-8   
Genre : Science-Fiction


Autres éditions
   in Majipoor - Intégrale du cycle de Prestimion, MNÉMOS, 2018
   Robert LAFFONT, 2000

    Quatrième de couverture    
     Après la terrible guerre des Sorciers de Majipoor, Prestimion a décidé de rendre la paix à la planète géante et d’effacer de toutes les mémoires, avec l’aide de deux mages, le souvenir atroce du conflit et de tous ceux qui ont péri.

     Mais voilà que le charme d’oubli a creusé dans les esprits un vide insidieux que la folie vient souvent remplir.

     La violence menace à nouveau de ravager Majipoor.

     Et Prestimion demeure obsédé par l’image de Thismet, son amante morte dans les combats.

     Prestimion saura-t-il guérir les peuples de Majipoor et se sauver lui-même en retrouvant l’amour ?

     Prestimion le Coronal est le sixième volet du Cycle de Majipoor, la planète géante, après Le Château de Lord Valentin, Chroniques de Majipoor, Valentin de Majipoor, Les Montagnes de Majipoor et Les Sorciers de Majipoor, tous disponibles dans la même collection.

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Jean-Bernard Oms : Top 100 Carnage Mondain (liste parue en 1989)  pour la série : Majipoor

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2000)


     Prestimion le Coronal est le sixième roman situé dans l'univers de Majipoor. Il est la suite directe des sorciers de Majipoor qui se terminait par l'accession au pouvoir de Prestimion de Muldemar, après une sanglante guerre civile.

     Avec l'aide de quelques sorciers, Prestimion a décidé d'effacer de la mémoire collective ce triste épisode de l'histoire de la planète. Mais dans cette suite, on apprend qu'une inquiétante vague de folie se propage sur toute la planète et Prestimion craint qu'elle ne soit la conséquence de sa décision.
     La planète géante Majipoor fait partie de ces univers riches et chatoyants dans lesquels on a ordinairement plaisir à se replonger. Hélas, ce nouvel épisode du cycle est extrêmement décevant. L'intrigue est aussi mince que le roman est volumineux. Robert Silverberg tire à la ligne et nous égare dans un nombre incroyable de digressions, ce qui donne l'impression que le roman a été écrit au fil de la plume. Cela occasionne des scènes parfois surprenantes ou incongrues perdues au milieu d'une foule de lieux communs et de répétitions. Ainsi Dantirya Sambail, le puissant procurateur du continent voisin de Zimroel qui a failli tuer Prestimion lors de la guerre civile, recouvre fort opportunément la mémoire et parvient non moins opportunément à s'échapper des prisons du château du Coronal  ! Prestimion, nouveau monarque d'une planète de plusieurs milliards d'individus, s'empresse alors de délaisser ses devoirs et passe le plus clair de son temps à parcourir la planète à la poursuite de son ennemi. Entre deux escapades, il trouve tout de même le temps de se marier, mais la romance est bien vite expédiée et fort peu crédible. Prestimion est un personnage pour lequel on n'éprouve pas de sympathie, et on a d'autant plus de mal à s'intéresser à ses problèmes. Il ne reste guère pour le plaisir du lecteur qu'une succession de descriptions des lieux les plus étranges de Majipoor. Mais Le château de Lord Valentin nous a déjà permis de parcourir ce monde fascinant dans de bien meilleures conditions, et Prestimion le Coronal fait bien pâle figure en comparaison.
     Robert Silverberg signe donc là un roman fort évitable, que l'on ne peut qualifier que d'alimentaire.

Frédéric BEURG (lui écrire)
Première parution : 10/11/2000
nooSFere


 

Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2001)


     Même si Prestimion le Coronal est le deuxième tome d'une trilogie commencée avec les Sorciers de Majipoor, il peut tout à fait se lire de manière indépendante, dans la mesure où les faits antérieurs y sont régulièrement évoqués — suffisamment du moins pour entrer dans l'intrigue sans avoir l'impression de pénétrer en des lieux inconnus. Après une guerre civile cruelle et meurtrière menée contre l'usurpateur Korsibar, Prestimion décide de lancer sur toute la population de Majipoor un sort d'oubli destiné à effacer la mémoire de l'année écoulée. Pour protéger la population des troubles consécutifs à une guerre civile (vengeances, suspiscions, rancoeurs, etc.). Pour la protéger d'elle-même. Mais, comme de bien entendu, le remède s'avère bien pire que le mal. Et Prestimion de se débattre à la fois avec sa propre conscience (comment faire juger un traître lorsque personne, pas même lui, n'a le moindre souvenir des atrocités commises ?) et avec une vague de folie qui déferle sur Majipoor. On ne devrait pas laisser les coronals jouer avec la magie. Il n'est pas inintéressant de constater que l'on retrouve ici un thème déjà évoqué dans Tom O'Bedlam, du même Silverberg : le lien entre mémoire et folie.

     Pour qui aime l'action et les intrigues, Lord Prestimion semblera sans doute un peu fade. Pour un livre de 400 pages, il s'y passe remarquablement peu de choses. Un roi est couronné, des brigands et des fous surgissent par-ci par-là, un traître s'évade, une poursuite s'engage... Ajoutez à cela un mariage, des voyages et un bébé, et vous aurez l'essentiel du contenu narratif du roman. Autant dire que si Silverberg avait ici pour but de nous raconter une histoire, il aurait pu se dispenser d'une bonne partie de ses efforts et n'écrire qu'une simple novella, voire même une petite nouvelle... L'homme étant fainéant par nature et Robert Silverberg pouvant jusqu'à preuve du contraire être considéré comme un être humain, c'est donc que Lord Prestimion poursuit un but autre que la narration.

     Le héros de ce roman, notons-le, ce n'est d'ailleurs pas Lord Prestimion. Ou plutôt, ce n'est pas le personnage de Lord Prestimion, mais plutôt son rapport au monde, le lien particulier qui l'unit à l'univers de Majipoor. Dès le début du livre, dans la scène de cafard qui suit son couronnement, Prestimion est décrit comme un jeune coronal amoureux de son monde, désireux d'en explorer le moindre recoin, d'en admirer toutes les merveilles. Si l'on ajoute à cela que Silverberg dédicace son livre à Jim Burns, pour lui avoir « montré à quoi ressemble vraiment Majipoor  », la conclusion s'impose d'elle-même. Lord Prestimion, le traître Dantirya Sambail, son évasion, la poursuite, tout cela n'est que prétexte à la mise en valeur du véritable héros de ce roman : l'univers de Majipoor. Prestimion le dit d'ailleurs lui-même (p. 268) : « il était reconnaissant à Dantirya Sambail de lui fournir l'occasion de le contempler  ». Du Désert de Soufre à Sippulgar la Dorée, des étranges maisons de Ketheron à la jungle meurtrière de Stoienzar, Silverberg nous fait découvrir, dans de somptueuses descriptions, mille facettes de l'un des univers les plus riches de la science-fiction.

     Pour lire ce livre jusqu'au bout, il faut donc avoir envie de découvrir, ou de redécouvrir Majipoor. Il faut avoir envie de se laisser séduire par des ambiances, des paysages, des impressions fugaces. Car c'est de cela, plus que d'une intrigue à proprement parler, dont il s'agit ici. Ceux qui préfèrent l'aventure et l'action feraient sans doute bien de ne pas entamer par ce livre leur découverte de Silverberg. Ceux qui aiment les personnages riches et travaillés seront peut-être également un peu déçus de constater que l'auteur s'y intéresse davantage à son univers qu'aux êtres qui y résident. Un livre à conseiller surtout aux amateurs d'explorations et d'excursions dans les mondes de la SF.

Nathalie LABROUSSE (lui écrire)
Première parution : 1/5/2001
dans Faeries 4


 

Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2000)


     Majipoor. L'action débute immédiatement après le tome précédent, Les sorciers de Majipoor, qui relatait la tentative de coup d'état du prince Korsibar. Prestimion a donc récupéré sa couronne mais il a décidé d'effacer grâce à la magie le coup d'état et la guerre civile qui l'a suivi de la mémoire collective. Majipoor est en effet une planète qui vit en paix depuis des millénaires, et Prestimion a estimé qu'il ne fallait pas perturber cette harmonie. Mais, peu à peu, le sortilège se révèle être à double tranchant et les habitants de Majipoor, conscients que la réalité leur joue des tours, sombrent dans la folie. Dans le même temps, les ennemis de Prestimion fomentent un nouveau plan pour s'emparer du trône.
     La description du début de règne mouvementé de Prestimion est l'occasion pour Robert Silverberg de mener une réflexion sur le pouvoir, en insistant plutôt sur les responsabilités et ses aspects négatifs. Il est intéressant aussi de voir l'univers de Majipoor, d'ordinaire si harmonieux et pacifique, sombrer dans le chaos. Prestimion le Coronal est également un roman d'initiation, et les habituels périples à travers les trois continents de Majipoor y sont présents, avec force descriptions de plantes et d'animaux étranges. Ce livre est incontestablement réussi : il offre le dépaysement propre aux livres du cycle de Majipoor, sans que la formule en vienne à s'essouffler. Cela vient du fait que les romans peuvent se lire indépendamment, car ils présentent à chaque fois des personnages et des époques différents. Le talent de conteur de Robert Silverberg donne à l'ensemble une touche inimitable et... magique.

Marie-Laure VAUGE
Première parution : 1/12/2000
dans Galaxies 19
Mise en ligne le : 1/3/2002


 

Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2001)


     Une brillante suite aux Sorciers de Majipoor.

     Prestimion le Coronal commence au couronnement de Lord Prestimion.
     A l'issue de la guerre civile, effaré par les horreurs vécues, le nouveau Coronal a décidé une opération extraordinaire : l'occultation complète de cette période de l'histoire de la planète. Plus de Korsibar, plus de guerre, tout est « effacé », et Prestimion succède directement à son prédécesseur. Mais une mystérieuse épidémie de désarroi, de dépressions, de folie, de suicides survient et se répand, menaçant l'équilibre même de la planète géante, et probablement due à ce « grand blanc troublant les souvenirs ». En outre, le Procurateur de Ni-moya, âme damnée de Korsibar et instigateur de la guerre civile, est en fuite. Utilisant une machine à influencer le comportement, fabriqué par un petit sorcier Vroon, et perfectionnée par Barjazid de Suvrael, il brouille les esprits et provoque des troubles graves. Parallèlement à ces événements, qui dominent toute l'intrigue, on suivra l'ascension du jeune Dekkeret (qui succédera à Prestimion, comme nous l'apprennent les Chroniques de Majipoor, et dont la carrière évoque celle d'Hissune, le successeur de Lord Valentin). La fin rapide ternit un peu la splendeur narrative de ce roman, dernier en date du Cycle de Majipoor. A moins que ne se profilent bientôt les aventures de Lord Dekkeret, sous le règne du Pontife Prestimion...

Bruno PEETERS
Première parution : 1/2/2001
dans Phenix 56
Mise en ligne le : 5/4/2004


 Critique de la série par Marie-Laure VAUGE


 
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