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L'Invention du professeur Costigan

Jerry SOHL

Titre original : Costigan's Needle, 1953
Première parution : Rinehart, novembre 1953
Cycle : L'Invention du Professeur Costigan (omnibus)

Traduction de Frances GROVE
Illustration de Jean-Olivier HÉRON

Robert LAFFONT (Paris, France), coll. Plein vent n° 30
Achevé d'imprimer : 11 décembre 1967
Première édition
Roman, 256 pages, catégorie / prix : 10,00 F
ISBN : néant
Format : 13,0 x 21,0 cm
Genre : Science-Fiction

Couverture à rabats.
Pas de DL.


Autres éditions

Sous le titre L'Aiguille de Costigan   L'ARBRE VENGEUR, 2021

Quatrième de couverture

La mystérieuse invention du Professeur Costigan permet de remonter le temps. Des citoyens de Chicago se retrouvent ainsi projetés, malgré eux, sur une terre à peine sortie de l'époque glaciaire. A force d'ingéniosité, ces Robinsons modernes réussiront à reconquérir presque tous les bienfaits de la civilisation. Un roman d'anticipation plein d'humour et qui est, en même temps, une leçon de courage.

Critiques

     Lorsque ce livre parut aux U.S.A. il y a quinze ans ce fut dans une collection pour adultes. L’édition française le situe à sa véritable place : dans la littérature pour adolescents. C’est de l’excellente science-fiction pour débutants. Ce n’est pas une critique, mais la simple constatation d’un fait, sans intention péjorative, car il est plus facile d’écrire un texte à portée philosophique ou sociologique qu’un récit tirant toute sa qualité de la maîtrise de la narration, et de la rigueur dans l’invention.

     Toute la première partie est excellente et file le suspense avec maîtrise. Le professeur Costigan a inventé un appareil permettant de passer dans un autre univers. Mais le seuil de passage n’admet que la matière animée vivante. Ainsi un homme se retrouvera de l’autre côté nu, sans alliance, sans plombage ou sans verres de contact.

     Après des essais préliminaires on passe à l’exécution d’un modèle devant permettre le transfert d’êtres humains. Mais le premier volontaire ne revient pas, pas plus que le second. Et le jour où une chaîne d’explorateurs, se tenant par la main, passe le porche, c’est pour se voir aspirée, entraînée tout entière.

     L’explication qui nous sera fournie aura le double mérite de tout expliquer et d’être d’une élégante simplicité.

     Arrive alors un illuminé qui hurle que ceci est un défi à l’Éternel, et qui, avec ses fidèles, massacre les circuits, provoquant le passage instantané de toute la population d’un bloc de Chicago.

     La seconde partie reste intéressante, mais a perdu cet accent de réalisme quotidien, et de crédibilité. Nous voyons les naufragés jetés nus sur ce monde, recommencer L’île mystérieuse et rebâtir une société et une technique, avec l’usage de leurs seules mains et de leur cerveau. Que cela puisse passionner des jeunes je le crois, car l’ingéniosité des héros est sans limites. Mais qu’en dix ans, trois ou quatre cents personnes recréent une technique telle qu’il leur est possible de reconstruire la machine aux multiples circuits électroniques situe bien le côté naïf de cette robinsonnade.

Jacques VAN HERP
Première parution : 1/4/1969 dans Fiction 184
Mise en ligne le : 27/10/2022

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