Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
La Cité et les astres

Arthur C. CLARKE

Titre original : The city and the stars, 1956
Traduction de Françoise COUSTEAU
Traduction révisée par Gilles GOULLET
Illustration de EIKASIA
GALLIMARD, coll. Folio SF n° 104

Dépôt légal : janvier 2004
352 pages, catégorie / prix : F8
ISBN : 2-07-042409-X
Genre : Science Fiction 


Autres éditions
   DENOËL, 1972, 1973, 1973, 1979, 1985, 1994, 1996
   GALLIMARD, 2002
   HACHETTE / GALLIMARD, 1962
   in Les Enfants d'Icare / La Cité et les astres, OPTA, 1969
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Selon la légende, les hommes auraient jadis conquis les étoiles.
     Jadis, d'immenses villes auraient fleuri à la surface de la Terre.
     Puis les Envahisseurs sont venus, laissant l'Humanité exsangue, confinée sur sa planète natale.
     Pendant des millénaires, la cité de Diaspar a servi de refuge aux rares rescapés. Une prison dorée, close sur elle-même, sagement gérée par un ordinateur omnipotent. Dix millions d'habitants y naissent et y renaissent artificiellement, sans jamais vraiment mourir...
     Jusqu'à l'apparition d'un être unique, Alvin, qui refuse cette existence pétrifiée et sans but. Bravant les lois de Diaspar, il va entamer un fantastique voyage parmi les mondes morts, qui le mènera aux confins de la galaxie.

     Un space opera flamboyant, empreint de poésie et d'aventure. Une œuvre inoubliable par l'auteur des Enfants d'Icare et de Rendez-vous avec Rama.

     Né en 1917, scientifique de renommée internationale, Arthur C. Clarke est principalement connu pour son roman 2001 : L'odyssée de l'espace, novélisation du film éponyme de Stanley Kubrick. Il est considéré comme l'un des auteurs les plus importants de la science-fiction d'après-guerre, à l'égal d'Isaac Asimov ou de Frank Herbert.


    Cité dans les pages thématiques suivantes :     

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
Denoël : Catalogue analytique Denoël (liste)
Jacques Goimard & Claude Aziza : Encyclopédie de poche de la SF (liste parue en 1986)
Stan Barets : Le Science-Fictionnaire - 2 (liste parue en 1994)
Association Infini : Infini (2 - liste secondaire) (liste parue en 1998)
Francis Valéry : Passeport pour les étoiles (liste parue en 2000)
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition GALLIMARD, Folio SF (2002)


     L'héritage de Présence du Futur fait qu'à côté de titres récents, voire d'inédits, Folio distille la mémoire de la SF, nécessaire à un genre qui, comme l'Histoire, se construit par accumulation, entre variation sur les thèmes anciens et apparition de nouveaux motifs. Même si Clarke est plutôt réédité chez J'ai lu, il ne pouvait rester absent. D'où ce roman, remontant à 1955. On pourra y trouver les traits de la production antérieure, ceux d'Asimov dans Fondation : quelque lenteur, beaucoup de descriptions, plus d'idées que de sensations. Mais cette prose supposée trop cérébrale nous parle, et parle plus encore à un adolescent découvrant le genre.
     La cité est là de toute éternité, figée au milieu d'une Terre déserte. On y est éternel même si on peut y dormir pour un temps aléatoire, pour se réveiller adulte, nécessiter vingt ans d'apprentissage et retrouver les souvenirs qu'on a triés jadis à destination de soi-même. Sauf quand on est comme le héros, Alvin. Sans passé. Fait pour l'aventure. Donc la transgression, tant plus personne ne songe à quitter la cité depuis des éternités. L'enquête d'Alvin lui permet de sortir. De trouver une autre cité, une fédération de villages où on naît et où on meurt naturellement, et où on est télépathe. Puis les héritiers d'un gourou, illustration de la vanité des religions, un polype accédant à la conscience quand son cycle de vie réunit ses éléments, et un robot qui est la clé des étoiles. Et là-haut, des mondes sans vie ou pleins d'une vie élémentaire, et un être immatériel, sans doute artificiel, riche de la mémoire du monde, pour aider les télépathes à rectifier les légendes admises et dire où sont partis les peuples et civilisations qui ont sillonné l'univers, parce que la cité, dans tout son orgueil, n'est qu'une lente dérive d'un petit groupe. Entre temps, Alvin s'oppose aux conservatismes et bouleverse toutes les règles, avec un résultat tout à la fois décevant et grandiose, comme l'est in fine la décision de laisser les machines chercher les disparus, tout en cultivant son jardin façon Candide, en terraformant la Terre elle-même, sans attendre l'Armageddon final, fatal mais si éloigné.
     Le roman d'initiation s'arrête évidemment là. Avec le recul, on en voit les schématismes, et une trame qui pourrait quasiment relever de l'heroic fantasy. Mais demeure l'utopie et son démontage. Et l'appel de l'infini. Et le contact avec l'inconnu. Et le goût de l'immensité. Tout ce qui fit rêver dans cette SF d'il y a un demi-siècle, et qui reste jeune — de mauvais coucheurs ajouteraient injustement « dans sa naïveté ». Et qui est plus qu'un fossile du genre, tant elle se laisse lire ici et maintenant. Parce qu'elle parle de l'humanité, et de chacun d'entre nous, pris entre les conventions et l'infini.

Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/9/2002
dans Galaxies 26
Mise en ligne le : 17/2/2004


 

 
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2017. Tous droits réservés.

NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres.
Vie privée et cookies