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Trames

Iain M. BANKS

Titre original : Matter, 2008
Première parution : Orbit, 2008
Cycle : Culture (Cycle de la)  vol. 8 

Traduction de Patrick DUSOULIER

LIVRE DE POCHE (Paris, France), coll. SF (2ème série, 1987-) n° 32704
Dépôt légal : septembre 2012, Achevé d'imprimer : août 2012
Réédition
Roman, 840 pages, catégorie / prix : 8,60 €
ISBN : 978-2-253-16465-4
Format : 11,0 x 17,7 cm
Genre : Science-Fiction

Couverture : (c) Harry Cook / Andy Lacayo / Getty Images.



Quatrième de couverture
     Sursamen : un monde gigantesque, creux, composé de coques concentriques, construit pour une raison inconnue par une civilisation disparue depuis des milliards d'années. Colonisé par des dizaines d'espèces. Des rats dans une épave.
     Les niveaux 8 et 9 sont occupés par deux peuples médiévaux en guerre perpétuelle. Le roi Hausk va triompher mais il est assassiné par son bras droit. Ses fils connaissent des destins différents. Ferbin, témoin du crime, cherche l'aide de la Culture. Oramen, futur roi, tente d'échapper aux complots de l'assassin. Leur sœur, Anaplian, devenue agent de Circonstances Spéciales, veut venger le roi.
 
     Un nouveau volet du Cycle de la Culture, cette société galactique hédoniste, tolérante et anarchiste, qui apparaît ici sur la toile de fond d'une Galaxie grouillante de vie.
     Une histoire aux accents shakespeariens où la mort est le prix de l'honneur.
Sommaire
Afficher les différentes éditions des textes
1 - Quelques notes sur la Culture (A Few Notes on the Culture, 1994) , pages 793 à 827, article, trad. Hélène COLLON
2 - Alain SPRAUEL, Bibliographie des oeuvres de Iain M(enzies) BANKS (1954-), pages 829 à 833, bibliographie
Critiques des autres éditions ou de la série
Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2008)

[Critique de la VO parue chez Orbit en janvier 2008]


     Dernier roman de Iain M. Banks intégré au formidable cycle de la « Culture », Matter fait partie de ces livres attendus au tournant par toute une génération de lecteurs ayant reprit goût à la S-F grâce au talent de cet écrivain écossais hors normes. Et il y avait fort à faire, tant Le Sens du vent, paru en France en 2002, semblait constituer une sorte de point final à une série aussi flamboyante qu'incorrecte, aussi drôle qu'intelligente, et finalement aussi pro-SF qu'anti-SF. Avec une plume d'une rare acuité et un sens de l'humour à la fois nostalgique et absurde, Iain M. Banks a tout simplement rénové l'un des plus vieux sous-genres de la S-F, le sacro-saint space opera, dont les lourdeurs (parfois) et le ridicule (souvent) n'en faisaient pas le mets préféré des esthètes. Chez Banks, rien d'impossible, surtout pas les clichés. Empires galactiques, guerres meurtrières, vaisseaux spatiaux intelligents, extraterrestres de toutes sortes — tout y passe. Pourtant, avec un certain respect rigolard et distancié vis-à-vis d'un genre poussiéreux, Banks explose tous les stéréotypes du genre en les utilisant jusqu'au bout, entendre en les poussant au maximum. Empire galactique, d'accord. Mais alors une société égalitaire à tendance anarchisante, sans valeurs capitalistes et intégralement vouée au plaisir et à l'altruisme. Des guerres meurtrières, ok, mais alors réalistes, avec des morts, des victimes, des destructions insupportables, et des vétérans de guerre (de chair ou d'acier) traumatisés par ce qu'ils ont vécu. Des intelligences artificielles, soit, mais sans anthropocentrisme. Des vaisseaux intelligents, des habitats titanesques intelligents, des missiles intelligents, bref, quantité de personnages souvent plus intéressants que ces pathétiques humains et dont la marotte consiste à se donner des noms ridicules (Service Couchette et quelques autres dont le très joli It's my party and I'll sing if I want to dans le présent roman). Bref, coup de maître, Iain M. Banks détruit la S-F avec les armes de la S-F... Et fait naître une sorte de nouvelle S-F débarrassée de ses défauts de jeunesse. Résultat : des romans passionnants, drôles, sérieux et divertissants, tout en restant extraordinairement crédibles.

     Avec Matter, l'auteur pousse son envie encore plus loin en synthétisant fantasy et S-F débridée dans un seul et même texte. Une fois de plus, le décor vaut le détour. Sur Sursamen, un monde creux comme il en existe encore quelques-uns disséminés à travers toute la galaxie (une sorte de planète artificielle gigantesque et creuse, avec plusieurs niveaux, chacun dédié à une espèce particulière), les niveaux 8 et 9 se font la guerre. Sociétés barbares (mais raffinées, en un sens) comparables à notre époque médiévale (une constante, chez Banks), les deux niveaux sont en quelque sorte des royautés de droit divin (ou presque, voir plus bas), avec châteaux, soldats, épées, poudre à canons et fusils (deux petites nouveautés pas totalement indépendantes des célèbres Circonstances Spéciales), sauf que tout le monde a bien conscience de vivre dans un monde totalement artificiel créé il y a des millions d'années par de mystérieuses entités volatilisées depuis, et que les espèces « supérieures » (plus évoluées techniquement) qui habitent au-dessus, et plus loin encore, dans la galaxie, sont connues des habitants, à défaut d'être totalement familières et acceptées. Quant au centre du monde creux, c'est le domaine du Dieu-Monde, là encore créature de chair et de sang (et admise comme telle, d'où une construction religieuse légèrement déviante par rapport à notre imaginaire judéo-chrétien), sorte d'alien en phase de sublimation et dont les voix sont aussi impénétrables que celles de nos dieux à nous. Bref, on le voit, Sursamen est quelque chose d'assez particulier dans une galaxie pourtant peu avare en merveilles. D'autant que plusieurs civilisations (dont la Culture) s'intéressent de près à ces mondes creux et aimeraient bien percer leurs mystères. D'où viennent-ils ? Qui sont les créatures qui les ont assemblés et disséminés un peu partout ? Pourquoi une autre espèce, apparue plus tard et disparue depuis, a-t-elle voué son existence entière à leur destruction (et a bien failli y arriver, d'ailleurs) ? Autant de questions auxquelles Iain M. Banks n'apporte évidemment pas le moindre semblant de réponse. Les faits sont là, et il n'y a pas de raisons que le lecteur lambda en sache plus que les Mentaux de la Culture. D'autant qu'il ne s'agit là que d'un décor. Certes formidable dans sa démesure et dans son délire, mais décor quand même. Banks, lui, c'est une habitude, s'intéresse avant tout à ses personnages. Et ça tombe bien, Matter n'en manque pas. Au premier rang desquels vient le roi Hausk du huitième niveau, lâchement assassiné en pleine bataille dès les premières pages du livre par Tyl Loesp, l'éminence grise dont la loyauté ne faisait pourtant aucun doute. Unique témoin du drame, Ferbin, l'un des fils du roi, choisit la fuite car il sait qu'une fois Tyl Loesp installé aux commandes, sa vie ne tiendra plus qu'à un fil. Accompagné de Holse, son serviteur, Ferbin décide de gagner les niveaux supérieurs pour trouver de l'aide où il peut. Notamment en contactant sa sœur, ancienne fille du royaume et désormais membre des Circonstances Spéciales de la très ambiguë section Contact. Et pendant ce temps, Oramen, le plus jeune fils du roi, se découvre le titre de prince-régent (en attendant son couronnement officiel par Tyl Loesp lui-même dès qu'il sera en âge de gouverner) tout en réalisant assez vite que l'intrigue de cour est un sport particulièrement mortel et qu'il a tout intérêt à faire très attention s'il veut voir le soleil (en l'occurrence, des étoiles mobiles accrochées au plafond) se coucher.

     De ce scénario archi classique en fantasy, Banks tire un roman de S-F impeccable, prenant et passionnant, mais, hélas, malheur, désolation, s'enlise complètement dans son propos et — à l'instar de L'Algébriste (cf. critique dans Bifrost n°37), qui souffre très exactement des mêmes défauts — au final, très inégal. D'une rare lenteur (faste et splendide, pourrait-on dire) au début, avec quantité de descriptions plus ou moins nécessaires, Matter s'accélère au fur et à mesure que les complots se dévoilent les uns après les autres et passe en vitesse lumière dans les soixante dernières pages (dont on ne dira rien ici, si ce n'est qu'elles sont... déroutantes) pour achever son récit à la hâte devant un lecteur incrédule. Pourquoi ? L'éditeur le menaçait avec une hache s'il ne finissait pas son texte sur le champ ? Mystère. Reste que si Matter s'offre quelques passages extraordinaires et plane à quelques kilomètres au-dessus de la production S-F habituelle, force est de constater qu'il s'agit malgré tout d'un roman raté, d'un roman bancal, d'un roman qui aurait mérité un sérieux recadrage. Personnages décrits pendant des pages et des pages qui, pouf, meurent comme ça ; motivations curieuses et jamais clairement dites dont on ne sait rien et qui finissent par tomber à plat — autant de défauts qui laissent supposer que Matter était trop gros, Matter était trop ambitieux, Matter était trop monstrueux, même pour un auteur de l'envergure de Iain M. Banks.

     Ne boudons toutefois pas trop notre plaisir, c'est toujours un vrai bonheur que de s'aventurer plus profondément dans les recoins les plus sombres de la Culture, même si ce roman-là laisse le lecteur beaucoup plus perplexe et déçu que satisfait. Une suite ? Pas au programme, non. Iain M. Banks reprend d'abord du service en tant que Iain Banks. Du mainstream. On l'aime aussi pour ça.

Patrick IMBERT (site web)
Première parution : 1/5/2008
dans Bifrost 50
Mise en ligne le : 20/5/2009


Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2009)

     Ah, quel double plaisir d’ouvrir ce dernier opus de Banks. Le bonheur de replonger dans son univers unique, mais aussi celui de retrouver la mythique couverture à la spirale argentée.

     Et c’est bien un air de nostalgie qui se dégage de ce roman qui nous permet de retrouver tout l’univers familier de la Culture : des personnages humains ou non humains attachants et détaillés, des intrigues politiques qui dépassent toujours le simple cadre local, Contact et sa branche sulfureuse CS (Circonstances Spéciales), une bonne dose de space op', des drones, des vaisseaux avec des noms à coucher dehors, des rencontres avec des civilisations inconnues...

     Nous suivons en parallèle l’histoire des trois enfants du roi Hausk, qui règne sur un niveau de Sursamen, un monde gigogne artificiel constitué de couches concentriques soutenues par des tours monumentales.
     Le « fidèle » conseiller Tyl Loesp a profité de la guerre qui oppose le royaume au niveau supérieur pour assassiner le roi et attribuer sa mort aux suites d’une blessure reçue au combat.
     Témoin de ce meurtre, l’aîné, Ferbin, prend alors la fuite pour chercher de l’aide afin de ne pas mourir à son tour.
     Le cadet, Oramen n’a pas l’âge de régner et ignore la vérité mais il essaie cependant d’échapper aux atteintes à sa vie fomentées par le traître, régent régicide.
     Enfin la sœur Anaplian, agent de CS depuis qu’elle a été cédée à la Culture par son père, apprend la mort de celui-ci et revient sur son monde natal.

     Oui, « et alors » me direz-vous ?
     Et alors, soyons honnêtes, nous ne retrouvons pas dans cet opus cette marque de fabrique du cycle, où chaque roman possède une spécificité — sur le fond ou sur la forme — et où l’auteur nous réserve des surprises renouvelées.

     La principale différence avec le reste de la saga réside dans la diversité des civilisations évoquées et dans les liens établis entre elles. Chacune progresse, du stade médiéval à la sublimation, à son propre rythme, et interagit avec les autres selon des règles établies (les civilisations avancées ne peuvent interférer que selon un cadre bien défini avec celles qui le sont moins). A Sursamen on trouve ainsi des Sardes, une peuplade humanoïde, encadrés par des Octes, eux-mêmes encadrés par... et ainsi de suite !
     Cela ne vous rappelle rien ?
     Mais si bien sur ! Voilà qui ressemble étonnamment aux concepts de l’Elévation décrits par Brin où certaines espèces sont « parentes » d’autres espèces. Même si dans Trames le jeu se joue à une échelle plus vaste.

     Finalement, rien de vraiment neuf. Certes les mondes gigognes restent une vraie trouvaille, l’ouvrage se lit d’un trait, la fin s’avère palpitante et, en somme, Trames demeure un excellent roman — comme toujours chez l’auteur. Néanmoins, il se situe un cran au-dessous des autres tomes de la série et, vu notre niveau d’exigence et d’attente à l’ouverture d’un Banks, un important sentiment de déception ne manque pas de ressortir.
     Et après la dernière ligne, on n’a qu’une envie : retrouver au plus vite le (VSG) Service Couchette


Amélie FERRANDO
Première parution : 4/11/2009
nooSFere


Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (2009)

     On ne présente plus Iain M. Banks au sein du cercle restreint des amateurs de S-F. L'écrivain britannique qui œuvre aussi en littérature générale (sans le « M »), est le créateur de la Culture, une vaste civilisation panhumaine futuriste (encore que la question puisse se poser) qui se définit comme étant tolérante, anarchiste et hédoniste. Il a ainsi contribué à dépoussiérer le space opera de grand-papa en prenant un malin plaisir à gauchir les figures imposées et les stéréotypes de ce sous-genre, tout en introduisant une bonne mesure d'ironie dans des intrigues qui, trop souvent, se cantonnaient à un premier degré simpliste. Et tout ceci sans renier ce qui fonde le space opera : le sense of wonder. Pour toutes ces raisons, nombreux sont ceux qui vouent à Banks un culte, que l'auteur de cette chronique n'est pas loin de partager entièrement, il le confesse.

     La parution de Trames (Matter en anglais, déjà critiqué par Patrick Imbert dans le Bifrost 50 d'après VO, mais quand on aime, hein ?) est donc considérée comme un événement d'une ampleur quasi cosmique dans un milieu de la S-F sclérosé par les space operas militaristes et autres redites nostalgiques à peine relookées par le qualificatif « new » (cf. plus loin l'article de Sylvie Denis). Evidemment, reste à établir si ce nouvel opus est à la hauteur de l'attente qu'il a suscitée. C'est généralement à ce stade que les choses se gâtent...

     Les prémisses de Trames sont engageantes. On retrouve d'entrée tous les éléments qui font de la Culture un univers hautement addictif : l'humour, des qualités d'écriture indéniables et de la démesure. Sur ce dernier point, Trames ne déçoit pas. Le nœud de l'intrigue prend en effet place dans un monde dont le gigantisme n'a rien à envier aux VSG et aux orbitales culturiennes. Sursamen est ce que l'on appelle un monde gigogne. Imaginez une succession de coques supportées par des piliers cyclopéens qui délimitent quatorze niveaux, éclairés par des Roulétoiles et des Fixétoiles, et qui englobent un noyau métallique de quatorze cents kilomètres de diamètre et une machinerie complexe. Tel est Sursamen, et c'est bien la seule chose certaine. Pour le reste, on en est réduit aux conjectures. Quid de la destination finale des mondes gigognes — car il en existe d'autres — et du devenir de leurs bâtisseurs, les Involucrae ? Les problèmes que posent ces questions demeurent insolubles. D'autant plus qu'entre-temps, une autre espèce, elle-même disparue, a détruit une grande partie de l'œuvre des Involucrae. Objet de fascination et de convoitise, les mondes gigognes sont aussi appelés les Mondes-Massacres en raison des pièges mortels qu'ils cachent en leur sein. Et ils recèlent sans doute de nombreux autres secrets.

     Avec un tel canevas, Iain M. Banks aurait pu développer le récit d'un affrontement d'une ampleur cosmique entre plusieurs puissances stellaires, avec coups de théâtre et révélations à la clé. C'était d'autant plus aisé qu'il ajoute à Trames une profondeur de champ et un foisonnement qui n'existait pas dans ses précédents romans. Toutefois, s'il n'écarte pas totalement cet axe, Iain M. Banks le délaisse délibérément pour consacrer l'essentiel du récit à une dramaturgie de nature plus intime. L'enjeu du roman se focalise ainsi sur les niveaux 8 et 9 de Sursamen qui sont le théâtre d'une guerre entre deux peuples humanoïdes : les Sarles et les Deldeynes. Au début du roman, Hausk, le souverain bien aimé des Sarles, est assassiné avec cruauté, à l'issue d'une bataille victorieuse, par son fidèle ami, Tyl Loesp, pour le motif le plus ancien du monde : le pouvoir. Le fils aîné du monarque, Ferbin, donné pour mort pendant la bataille, assiste fortuitement à cette mise à mort. Ne se sentant pas de taille à s'opposer à Tyl Loesp, il entreprend un voyage qui doit le mener dans la Culture, auprès de sa sœur Anaplian, qui est devenue un agent de Circonstances Spéciales. Pendant ce temps, le régicide devient le régent et le tuteur d'Oramen, le fils cadet du roi, dont on se doute bien que l'espérance de vie ne sera pas très longue. Vengeance, hubris, manipulation, complot ; l'intrigue semble désormais toute tracée. Pourtant, Banks prend son temps pour la développer et il fait le choix de nous embarquer dans un périple mollasson, des tréfonds de Sursamen aux profondeurs de l'espace. Un voyage forcément initiatique qui va permettre à Ferbin de gagner en maturité, mais que Iain M. Banks surcharge de longues descriptions et de digressions en forme de flash-back. Il aligne une galerie impressionnante de personnages aux physionomies étranges qui apparaissent et disparaissent au gré de son bon vouloir, sans que l'on comprenne quel rôle ils jouent exactement dans le déroulement de l'histoire. Il peuple la galaxie d'une multitude d'espèces aliènes et en complexifie les hiérarchies sans pour autant s'attacher à leur donner de l'épaisseur. Il fait défiler des lieux grandioses — le Monde-Nid Morthanveldes est une autre merveille du roman — comme autant de clichés pris fugitivement entre deux étapes d'un voyage d'agrément. Bref, il ouvre de nombreuses pistes sans vraiment toutes les explorer. Malgré la profondeur de champ et le foisonnement, force est de constater que tout ceci n'apporte finalement pas grand-chose à une intrigue qui se dénoue au pas de charge dans les cent dernières pages. Certes, le dénouement est bouleversant. Cependant, cela ne suffit pas à faire oublier tout ce qui irrite auparavant, en particulier les longueurs et l'aspect superflu d'une grande partie du décor et des protagonistes.

     Trames se révèle donc décevant au regard des précédents volumes du cycle. Toutefois, un roman de Iain M. Banks, même décevant, demeure un excellent moment de lecture. Pour cette raison, il sera beaucoup pardonné à l'écrivain britannique. Mais il ne faudrait pas qu'il abuse trop longtemps de notre mansuétude.

Laurent LELEU
Première parution : 1/7/2009
dans Bifrost 55
Mise en ligne le : 27/10/2010

Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes
Francis Valéry : Passeport pour les étoiles (liste parue en 2000)  pour la série : Culture (Cycle de la)

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