Site clair (Changer
 
  Critiques  
 
  Livres  
 
  Intervenants  
 
  Prix littéraires  
 
  Adaptations  
    Fiche livre     Connexion adhérent
Le Vagabond

Fritz LEIBER

Titre original : The Wanderer, 1964

Traduction de Jacques BRÉCARD
Illustration de Sergio MACEDO

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1959 - 1984, 1ère série) n° 608
Dépôt légal : 2ème trimestre 1975
512 pages, catégorie / prix : 4
ISBN : néant   
Genre : Science-Fiction



    Quatrième de couverture    
     Fritz Leiber est né le 24 décem­bre 1910 à Chicago. Il a d'abord été tenté par la vocation religieuse et a suivi les cours d'un séminaire de théologie générale. Puis il s'est détourné de la foi et est devenu acteur comme ses parents. De­puis plusieurs années il vit retiré dans une sorte de manoir hanté.

     D'abord, personne ne s'aperçut de rien. Personne, sauf une poi­gnée de savants qui incriminèrent leurs instruments, sauf un auto­mobiliste qui raconta avoir vu danser les étoiles et qu'on crut pris de boisson.
     Puis il surgit dans le ciel et on l'appela le Vagabond. Il était aussi gros que la Terre et à peine plus loin que la Lune. Il multiplia par 80 la hauteur des marais ; il ré­veilla les volcans ; personne sur la Terre ne put continuer à l'ignorer. Pour beaucoup d'hommes ce fut la fin, pour Paul Hagbolt ce fut la capture par le Vagabond et la rencontre de Tigrishka, la femme-chat venue du fond de l'espace.

    Prix obtenus    
Hugo, roman, 1965

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
 
Annick Béguin : Les 100 principaux titres de la science-fiction (liste parue en 1981)
Jacques Sadoul : Anthologie de la littérature de science-fiction (liste parue en 1981)
Jean Gattegno : Que sais-je ? (liste parue en 1983)
Jean-Bernard Oms : Top 100 Carnage Mondain (liste parue en 1989)
Lorris Murail : Les Maîtres de la science-fiction (liste parue en 1993)
Stan Barets : Le Science-Fictionnaire - 2 (liste parue en 1994)
Denis Guiot, Stéphane Nicot & Alain Laurie : Dictionnaire de la science-fiction (liste parue en 1998)
Association Infini : Infini (1 - liste primaire) (liste parue en 1998)
Francis Valéry : Passeport pour les étoiles (liste parue en 2000)

 
    Critiques    
     Encore un très grand roman mis à la disposition du grand public (il avait paru chez Laffont en 1969). Le « wanderer » du titre, c'est une planète brusquement apparue dans nos cieux territoriaux, et causant d'épouvantables perturbations (destruction de la Lune, raz de marée, éruptions, tremblements de Terre). Alors, ce livre encourt-il la condamnation formulée par un des personnages : « La science-fiction... est aussi superficielle que toutes les formes d'art qui traitent de phénomènes plutôt que de personnes ». Non, justement : tout est perçu, subi, ressenti, par des personnes très diverses et très nombreuses, mais toutes très vivantes, entre lesquelles mes préférences personnelles vont à Dai Davies, modelé sur le poète gallois ivrogne Dylan Thomas, et à Paul Hagbolt, pour une des plus belles idylles avec une extra-terrestre — T'grishka, la femme-chatte — qui le traite en animal. Mais la planète elfe-même est une personne, un hippy géant, admiré et même aimé en dépit de (ou à cause de) ses ravages dédaigneux.

George W. BARLOW
Première parution : 1/2/1976 dans Fiction 266
Mise en ligne le : 17/7/2003

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    

 
Edition LIVRE DE POCHE, SF (2ème série, 1987-) (2001)


     Il y a deux façons d'envisager Le Vagabond  : si on le compare à d'autres romans parus à la même époque, il ne ressort guère  : moins acerbe qu'un Brunner, plus pudibond qu'un Farmer, moins déroutant qu'un Dick, Le Vagabond, publié en 1964 et lauréat du Prix Hugo l'année suivante, apparaît d'une facture assez classique et relativement peu novatrice pour l'époque.
     Si à présent on le mesure aux productions de certaines superstars actuelles de la science-fiction américaine, Le Vagabond soutient parfaitement la comparaison. L'avantage de l'ancienneté mis à part, il apparaît clairement plus rythmé, mieux écrit et de surcroît plus imaginatif, ce qui tend malheureusement à illustrer la thèse selon laquelle la SF US récente a parfois une fâcheuse tendance à tourner en rond.
     Leiber a signé avec Le Vagabond un texte très solide, qui bénéficie d'une progression dramatique remarquable – un modèle du genre – et d'une construction efficace, même si elle nous semble aujourd'hui bien plus ordinaire qu'à l'époque de la rédaction du roman (un même événement, de préférence très spectaculaire, vécu simultanément par un grand nombre de personnages que l'auteur suit tour à tour). L'ensemble, qui aurait pu apparaître un peu brut de décoffrage, est judicieusement tempéré par des passages plus psychologiques, notamment par l'évocation de la relation entre Paul et Tigrishka, qui aurait cependant gagné à être traitée avec davantage de sensibilité.
     Rien à redire sur ce plan  : l'histoire fonctionne bien, elle est contée avec habileté, et l'impression qu'elle laisse n'est pas désagréable... Pourtant il est difficile de s'enflammer pour ce livre. Peut-être parce qu'il n'exacerbe pas suffisamment les sentiments du lecteur. Qu'il ne semble peut-être plus aussi exceptionnel aujourd'hui qu'à l'époque de sa publication. Qu'on a confusément l'impression d'avoir déjà lu une histoire similaire quelque part ailleurs... On se sent quand même un peu coupable vis-à-vis de Leiber, car ce n'est après tout pas sa faute si son texte subit le contrecoup d'en avoir inspiré tant d'autres. Ce n'est cependant pas faire injure au vénérable Grand Master que de souligner l'implacable logique des choses : il est particulièrement rare qu'un roman de SF passe le cap des trente-cinq ans sans se banaliser un tant soit peu.
     Bref, comme tout genre littéraire, la science-fiction a ses classiques, dont on ne remet pas en cause la qualité même si leur lecture ne provoque plus le grand frisson. Le Vagabond est l'un d'eux, et comme tout classique, il mérite d'être lu par tout amateur soucieux d'étoffer sa culture littéraire. Il est même très probable qu'il impressionnera grandement le lecteur occasionnel de science-fiction, qui sera – espérons-le pour lui  ! – moins blasé que votre serviteur.

Julien RAYMOND (lui écrire)
Première parution : 10/12/2001
nooSFere




 
retour en haut de page
Dans la nooSFere : 65105 livres, 63755 photos de couvertures, 59823 quatrièmes.
8086 critiques, 35695 intervenant·e·s, 1419 photographies, 3684 adaptations.
 
Vie privée et cookies/RGPD
A propos de l'association. Nous écrire.
NooSFere est une encyclopédie et une base de données bibliographique.
Nous ne sommes ni libraire ni éditeur, nous ne vendons pas de livres. Trouver une librairie !
© nooSFere, 1999-2019. Tous droits réservés.